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31.05.17

Une étude démontre le revers de la domestication du cheval

Si le cheval est considéré comme la plus belle conquête de l'homme, en ce qui le concerne, il y a perdu au change... En effet, une étude parue le 28 avril dernier dans la revue Science, démontre que l'effet de la domestication des chevaux, commencée il y a quelque 5500 ans dans les steppes d'Asie centrale,  est visible sur le génome.  

 Ludovic Orlando, un paléogénéticien français, à la fois directeur de recherche au CNRS et professeur à l'Université de Copenhague, était parvenu en 2103 à reconstituer le plus ancien génome d'un "equus" mort voici 600 000 ans. Dernièrement, avec son équipe, ils ont analysé 14 génomes prélevés sur des chevaux ayant vécu il y a plus de 2300 ans. 

 

 Plusieurs de ces chevaux ont été découverts dans des tombes de chefs des Scythes, un peuple d'éleveurs nomades de Sibérie qui vénéraient le cheval.  A la mort d'un chef, il fallait que sa monture le suive dans sa tombe. L'étalon était alors sacrifié et installé sellé, bridé aux côté de la dépouille humaine. 

 

© Eric Crubézy
Tombe fouillée sur le site archéologique Alaas Ebé, district de Churapchinsky, Yakutie, Russie.
Mission archéologique française en Sibérie orientale (MAFSO)

 

Prises dans la glace depuis des milliers d'années, les tombes découvertes ont révélé des restes en très bon état.  C'est ainsi que l'équipe de scientifiques a pu faire parler les vestiges de cette civilisation et en savoir plus sur le génome du cheval des temps reculés. 

En tout, 13 équidés ayant vécu il y a 2700 à 2300 ans provenant de divers sites ont fait l'objet de cette étude, ainsi qu'une jument de 4100 ans

 

Perte de diversité génétique

Les conclusions de cette études ne parlent pas en faveur de l'homme. En effet, en limitant le nombre d'étalons dans leurs élevages, les humains ont limité la diversité génétique et par l'usage du cheval modifié certaines caractéristiques. " En cause : les pratiques d'élevage, qui ont impliqué un nombre de plus en plus restreint d'étalons dans la reproduction – si bien que les chevaux domestiques actuels partagent presque tous le même chromosome Y, contrairement aux chevaux scythes. . " peut-on lire dans le communiqué du CNRS concernant cette recherche. (http://www2.cnrs.fr/presse/communique/5003.htm)


Les modifications

Parmi les constats, trois exemples  : il y avait alors une plus grande diversité de robes (aujourd'hui les chevaux des steppes sont principalement bais ) et les glandes mammaires se sont modifiées et développées suite à la grande consommation de lait de jument par les peuples nomades. On a constaté également un élargissement des membres antérieurs et une hypertrophie musculaire, les chevaux trapus étant visiblement préférés. 

 

Pour résumer, les chevaux à l'état sauvage étaient libres de se reproduire et la population était nombreuse et diversifiée. L'homme en conquérant le cheval en a limité à la fois le nombre et sélectionné les performances. 

 

L'équipe du professeur Orlando va se pencher maintenant sur d'autres espèces afin de voir si l'élevage aura eu sur les individus les mêmes conséquences néfastes. 

MBD/www.equinet.ch

 

Photo :
Chevaux domestiques kazakhs modernes   ( © Ludovic Orlando, Natural History Museum of Denmark, CNRS)

Pour plus d'information, une vidéo de l'Université de Copenhague est disponible (en anglais) : https://youtu.be/PLwJDB94LMI

Pour plus d'information sur le projet ERC Pegasus :   http://orlandoludovic.wixsite.com/pegasus-erc



Plus d'infos:http://www2.cnrs.fr/presse/communique/5003.htm
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