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Avec ou sans amortisseur?

Les avis à propos des amortisseurs sont nombreux. Si certains le conseillent pour adoucir le poids du cavalier sur le dos du cheval, d'autres estiment que si la selle est adaptée, il n'est d'aucune utilité, voire néfaste. Que faire alors pour le bien-être du cheval ?

Une selle adaptée, c'est quoi ?
Voilà les critères essentiels à retenir lorsqu'on parle d'une selle adaptée au dos du cheval :

- En premier lieu, le garrot doit être libre, ou du moins ne pas être compressé. L'idéal étant de pouvoir passer trois ou quatre doigts entre la selle et le garrot.

- Les épaules ne doivent pas être bloquées ni compressées dans leur mouvement.

- Le pommeau et le troussequin doivent être alignés à la même hauteur, la selle ne partant ni en avant, ni en arrière, mais tenant bel et bien en équilibre sur le dos (sans quoi le garrot et les lombaires risquent d'en pâtir).

- La selle doit être parfaitement droite sur le dos du cheval. C'est à dire que vu de l'arrière, le milieu de la selle doit être centrée sur la colonne vertébrale, ni plus à droite, ni plus à gauche. Une selle partant de travers obligera en effet le cheval à compenser cette asymétrie, ce qui peut lui valoir de forts problèmes de santé sur le long terme.

- A noter enfin que les traces de sueurs présentes sous la selle après une séance de travail doivent être uniformes et symétriques. Si tel n'est pas le cas, de mauvais points de pressions sont à envisager.

Finalement, les critères mentionnés ci-dessus font office d'indicateurs, mais ne remplacent en rien l'avis d'un professionnel, surtout lorsqu'on parle du dos du cheval !


Une selle adaptée se suffit à elle même !
Lorsqu'une selle est parfaitement adaptée à la morphologie du cheval, l'ajout d'un amortisseur ne fera rien d'autre que... des dégâts ! Mauvaise répartition du poids sur le dos du cheval, selle trop étroite avec compression des épaules et du garrot. A l'image d'une chaussure parfaitement adaptée au pied, qu'on essaierait de rendre plus confortable en enfilant des chaussettes de ski.. Imaginez alors l'état de vos orteils compressés dans ces souliers devenus désormais trop serrés ! Il en va de même pour le dos du cheval lorsqu'on ajoute un amortisseur sous une selle parfaitement adaptée.

Un amortisseur, pour quoi faire ?
Si l'utilisation de l'amortisseur n'est pas conseillé lorsque la selle épouse parfaitement le dos du cheval, certains cas particuliers le rendent pourtant très utile :

- Lorsque la selle est trop large, l'amortisseur fait office de rembourrage, comblant l'espace vide, et adaptant la selle à la morphologie du cheval. A noter que dans ce cas, l'amortisseur doit être choisi avec parcimonie !

- L'amortisseur permettant bel et bien d'amortir les chocs, il est conseillé pour les cavaliers novices, dont l'assiette n'est pas encore parfaite et qui ont tendance à taper dans le dos du cheval.

- Certaines disciplines, comme le saut d'obstacle, demandent au cavalier de se lever, puis de s'assoir dans la selle, rapidement et fréquemment. Lors de la réception à l'obstacle, les épaules du cheval reçoivent un poids énorme. L'amortisseur permet alors d'adoucir les chocs, et ménage le dos du cheval, en gommant les petits points de pression et en augmentant la surface portante de la selle.

- Les chevaux au dos sensibles pourront être soulagés par un amortisseur. L'avis d'un ostéopathe ou d'un vétérinaire est néanmoins recommandé dans ce genre de situation particulière.

Quelle forme d'amortisseur ?
Pour que l'amortisseur respecte au mieux le dos du cheval, sa forme doit impérativement être anatomique, en dégageant les apophyses de la colonne. A bannir donc tout amortisseur qui ne possède pas de gouttière, reportant inévitablement le poids sur les vertèbres.

Quelle matière d'amortisseur ?
Gel, mouton, boule de liège, différentes matières existent pour les amortisseurs. Quelles sont alors leur fonctions et lesquelles privilégier ?
- Les amortisseur en gel sont à proscrire. D'une part parce que trouver un gel qui possède des gouttières est cause perdue. D'autre part, parce que cette matière chauffe dangereusement le dos du cheval, et ne lui permet pas de respirer. Finalement, parce que le gel n'est pas amortissant. Pour amortir les chocs, une matière doit en effet être en mesure de se déformer, ce qui n'est pas le cas du gel, qui se contente de déplacer les points de pression.


- Les amortisseurs en mousse, de type néoprène, peuvent s'avérer bénéfiques, pour autant qu'ils épousent une coupe anatomique, en libérant la colonne du cheval. En outre, la mousse doit être suffisamment dense et pas trop épaisse, pour ne pas fausser l'équilibre de la selle et ajouter de nouveaux points de pression.


- Les amortisseurs en billes de liège, plutôt rares, sont très intéressants. Ils agissent comme les matières à mémoire de forme, en s'adaptant parfaitement à la morphologie du cheval le temps d'une séance. Il suffit ensuite de secouer l'amortisseur pour que les boules se libèrent, prêtes à se mouler sur le dos d'un autre cheval. A noter que le liège est une matière respirante, qui absorbe la transpiration.


- Les amortisseurs en mouton sont excellents, pour autant qu'ils ne soient pas trop épais. Le mouton est une matière naturelle, respirante, et hypoallergénique, qui s'adapte au dos du cheval à l'usage.


Le choix d'un amortisseur dépend alors de critères bien particuliers, tels que la discipline effectuée ou la selle. Pour trouver celui qui vous convient, rendez-vous sans plus attendre sur le boutique en ligne de reitsport.ch.

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