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Du dressage...sans mors!

Un rassemblé, piaffé, pas espagnol, ou toute sorte d'autres figures de dressage sans mors ? Mais comment est-ce possible, si le cheval ne peut plus s'appuyer sur le mors ? Comment arriver, avec une simple corde ou même sans rien,  à reproduire de telles figures ?




Après le travail au sol façon parelli, la monte au licol, voici maintenant venu la « mode » du dressage en liberté ! De plus en plus de cours ou stages se font en Suisse romande ces derniers mois, et ce phénomène prend de plus en plus d'ampleur dans la région. Sans autant être présent et pratiqué depuis déjà plusieurs années ! Le but de ce dressage en licol est de libérer la bouche du cheval, et de montrer ou apprendre qu'il est possible d'obtenir les mêmes figures sans l'aide d'un mors. Pourtant, un problème majeur se pose lorsqu'on y pense : En dressage « classique », le cheval prend sans cesse appui sur son mors ! En licol, plus possible, il faut trouver d'autres solutions. Là aussi se trouve peut-être un intérêt pour cette discipline bitless : Il est obligatoire de trouver un nouveau moyen d'apprendre à son cheval ces figures. Ce petit défi de taille peut pousser plus d'un à se lancer dans l'aventure.


Il faudra certes passer par des chemins différents, souvent plus longs et pénibles, mais le résultat en vaut la chandelle ! Le mérite d'apprendre à son cheval le trot rassemblé par la simple aide d'un licol ou d'une cordelette est un exploit qui a une énorme valeure ! Il faut prendre le temps d'écouter le cheval, de découvrir comment il fonctionne. Utiliser son assiette, ses jambes, sa voix, et non l'action du mors. Découvrir quelles parties du corps utiliser pour quelle figure de dressage. Faire courber son encolure autrement qu'en jouant avec sa rêne intérieure sur le mors. Trouver d'autres moyens, innover, réfléchir. Se tromper, recommencer à zéro, trouver la solution et passer à l'étape suivante.

Prendre un cours pour se lancer est sûrement un bon moyen de débuter. Ainsi, vous aurez appris les bases, la philosophie et les techniques de base, pour vous lancer ensuite dans la bonne direction, sans blesser votre cheval. Ou alors, on y va directement, on teste, on monte sur son cheval et on y va au feeling. Il faut pour cela bien connaître le cheval, et ne pas avoir peur qu'il nous montre, lui aussi, comment il fonctionne ! Travailler en équipe, voila la clé du succès. Inutile de vouloir plier son cheval à toutes ses volontés. Sans mors, le cheval est plus libre de s'exprimer ; s'il n'est pas d'accord sur quelque chose, il vous le dira. C'est pour cela que l'apprentissage du dressage au licol se fait par beaucoup de communication, d'écoute, et de travail à deux. Au final, cette façon de faire montre qu'il est possible d'évoluer sans mors même dans une discipline très technique et rigoureuse, où le souci du détail et de la précision joue un grand rôle. D'accord, peut-être que sur notre cheval après plusieurs mois de pratique au licol, on n'aura pas la même précision dans nos figures. Mais avec du temps, beaucoup de patience et de répétitions, même la précision s'aquiert.


Apprendre des figures de dressage à son cheval au licol est un travail de longue haleine, certes. Mais une fois l'objectif atteint, une fois que vous pourrez avoir de jolies allures rassemblées, la satisfaction éprouvée sera mille fois plus intense que par un simple travail au mors : « J'ai réussi à apprendre à un être d'une autre espèce, qui ne parle pas la langue, et qui fait 500kg de plus que moi, à faire du dressage sans aucune contrainte, à effectuer plusieurs figures de haute-école avec la même précision ou presque qu'un cheval monté au mors. Mais moi, je n'avais pas de mors pour le mettre correctement en place. J'ai juste appris à mon cheval à le faire en communiquant avec, et ça c'est vraiment magique » . 



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