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L'origine du fer à cheval

Le fer à cheval est devenu une sorte d'outil très utile en équitation. De nos jours, un fer à cheval est quelque chose de totalement banal, tout le monde le connait. Cavalier ou non-cavalier, chacun sait reconnaître un fer à cheval, que ce soit pour s'en servir ou pour porter chance. Mais au final, qui sait vraiment d'où il nous vient ?



L'origine du fer à cheval


Les premiers « fers » à cheval font leur apparition à l'époque de la Grèce Antique. Il ne s'agissait pas vraiment de fers, mais plutôt d'une chaussure pour cheval, l'embatai. Cette sandale en cuir se fixait sous les pieds du cheval pour le protéger des terrains marécageux ou trop caillouteux. Elle se mettait et s'enlevait facilement, comme une chaussure normale. Autrement, ils ne connaissaient aucun autre moyen de protéger les pieds sensibles de leurs montures. A l'époque d'Alexandre le Grand, des opérations militaires ont du être interrompues pour permettre aux chevaux de reformer leur corne !

Ce sont les Romains qui furent le pas suivant dans l'histoire du fer à cheval, en développant le concept de l'hipposandale. Cette fois-ci, il s'agissait d'une pièce plus protectrice, en métal. Elle recouvrait la corne et remontait sur les sabot, tout en étant maintenue par des lacets en cuir.

On retrouve ensuite dans un traîté byzantin militaire une référence à un certain type de fer à cheval. En effet, l'auteur donne des conseils pour protéger au mieux les chevaux sur les champs de bataille. Il conseille entre autres de protéger les pieds pour les mettre à l'abri de tous engins ou objets pointus qui pourraient traîner sur un champs de bataille. Il ne s'agit ici pas encore du fer à cheval comme on le connait aujourd'hui, mais toujours d'une pièce de métal recouvrant entièrement le dessous du sabot.

Ce n'est que vers le début du Moyen-Âge, à la fin du 9ème siècle, que le fer à cheval à proprement parler apparaît en Europe occidentale. Quelques siècles plus tard, en 1556, Cesare Fiaschi écrit le premier traîté sur les mors et les fers à cheval. Puis plusieurs personnes, telles que Jacques Solleysel ou Philippe-Etienne Lafosse codifièrent la maréchalerie. Les fers ressemblent de plus en plus au fer à cheval actuel. Au 19ème siècle, les avancées vétérinaires permettent de développer des ferrures orthopédiques plutôt complexes. Dès le 20ème siècle apparaîssent les fers en aluminium, en plastique ou les résines permettant de renforcer la paroi des sabots.




Pourquoi porte-t-il bonheur ?

Plusieurs théories ou légendes racontent pourquoi le fer à cheval porte bonheur. En voici quelques unes :


1. Le fer à cheval est source de richesse

Il y a longtemps, les techniques de ferrages n'étaient pas encore bien au point. Il arrivait donc souvent qu'un cheval déferre en pleine nature ou sur des chemins de campagne sans que son cavalier ne s'en aperçoive.

Si par hasard un paysan ou une simple personne retrouvait le fer, elle pouvait le garder préciseusement et le revendre au forgeron du village, contre une jolie petite somme d'argent !

On raconte également que, à l'époque de la Rome Antique, l'empereur Néron exigeait que l'on ferre ses chevaux avec des fers en or. Là aussi, les chevaux pouvaient déferrer très vite. Ainsi, avec de la chance, une personne pouvait en retrouver un et faire fortune !

Voici donc pourquoi le fer à cheval porte bonheur : Si on en trouvait par hasard, il était source de richesse ( plus ou moins grande)

II. Le fer à cheval protège des mauvais esprits

Cette fois, l'origine du fer à cheval porte-bonheur prend ses racines au Xème siècle. On raconte qu'un forgeron et évêque, Saint Dunstan, reçu un jour une drôle de visite. En effet, un homme voulait se faire poser des fers à cheval sous ses pieds. Mais lorsque l'homme en question dévoila ses pieds au forgeron, Dunstan ne découvrit pas des pieds humains, mais ceux d'un bouc ! Très malin, il comprit qu'il avait affaire à Satan. Il lui expliqua donc que pour le ferrer, il devait l'attacher contre un mur, comme cela se faisait avec tous les chevaux. Le diable, ne voyant rien venir, se laissa faire. Une fois que l'évêque voulu poser les fers, Satan eu tellement mal qu'il pria ce dernier d'arrêter tout de suite et de le libérer. Dustan lui fit promettre, en échange de sa liberté, de ne jamais entrer dans une maison portant un fer à cheval. Satan accepta.

Selon cette légende, le fer à cheval protège les maisons et éloigne les mauvais esprits. Mais il faut que le fer à cheval soie accroché sur la porte de la maison, et les deux branches vers le haut. Car pour porter bonheur, il doit être accroché dans ce sens. De cette manière, il recueille la chance et le bonheur comme un petit récipient. Dans l'autre sens, le bonheur et la chance s'échappent.  

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