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La coproscopie et la vermifugation

Mais qu’est ce qu’une coproscopie? A quoi sert-elle et comment réalise-t-on ce test? 

On en parle de plus en plus de nos jours, mais combien d’entre vous savent vraiment ce que le vétérinaire veut dire par la. 

 
Les chevaux comme beaucoup d’autres espèces excrètent les oeufs de certains parasites dans leurs crottins. L’analyse corproscopique consiste à observer et compter ces oeufs avec un microscope. Cet examen permet de déterminer le nombre d’oeuf de parasites internes présents par gramme de crottin (abréviation « opg » pour « nombre d’oeuf par gramme ») et ainsi obtenir une indication approximative quant à la quantité de parasite adulte présent dans l’organisme du cheval. Cette analyse nous permet d’établir le statut « excréteur » du patient. 

  • Un cheval dit « faible excréteur », aura moins de 200 oeufs de parasite par gramme de crottin. 
  • Un cheval dit « excréteur modéré », aura entre 200 et 500 oeufs de parasite par gramme de crottin.
  • Un cheval au contraire dit « fort excréteur » aura plus de 500 oeufs de parasite par gramme de crottin. 

 
Une fois cette information le programme de vermifugation peut et doit être adapté individuellement.

  • Un cheval « faible excréteur » aura un traitement 1 à 2 fois par an, selon l’environnement dans lequel le cheval vit. Pour un cheval vivant au box, une fois par an sera suffisant. A l’inverse pour un cheval vivant au pré, les risques sont plus élevés et donc deux fois ne serait pas de trop. En général il est recommandé de vermifuge à l’automne et au printemps si un deuxième vermifuge est nécessaire.Cette catégorie de cheval correspond à 70 -80 % de la population équine. 
  • Un cheval « excréteur fort », devra obtenir un vermifuge 3 à 4 fois par an afin d’être correctement protégé. Cette catégorie de cheval correspond à environ 20 % de la population équine. 


Quels sont les intérêts d’une analyse coproscopique?

  • Chez les chevaux adultes, il est possible de diminuer la fréquence des traitements en déterminant le statut « excréteur «  du cheval. Ainsi en réduisant les traitements, nous réduisons les risques de résistance des parasites face aux médicaments. Ainsi ils resteront efficaces. 
  • Pour les poulains de 6 mois: il nous est possible de déterminer l’espèce de parasite et ainsi de choisir la molécule la plus adaptée. 
  • Pour les chevaux en général, en déterminant avec précision le ou les parasites infestant le patient, le vétérinaire peut adapter le traitement. 


Comment effectuer une coproscopie ? 

 
La première partie est réalisé par le propriétaire du patient puis une fois les crottins transmis au vétérinaire, il finira l’analyse. 


Il est essentiel de réaliser un prélèvement par cheval, bien séparer et annoter les prélèvements.
Le propriétaire doit prélever du crottin frais : dans la mesure du possible directement après l‘émission. Ne prenez pas un crottin déjà au sol depuis longtemps, les crottins seront contaminés par l’environnement. L’échantillon ne sera alors pas révélateur, il sera impossible de savoir si les parasites viennent du cheval ou de l’environnement. 

  • Prenez un gant en plastique (gants médicaux), enfilez le, puis prenez le crottin dans la main, retournez le gant dessus et fermer le gant avec un noeud. Avant de refermer, chassez l’air contenu dans le gant. 
  • Quant à la quantité de crottin: 3/4 de boule d’un crottin sera suffisant. 
  • Avant de conserver dans un endroit frais (refrigérateur ou autre endroit ou la température est inférieur à 4°C),veillez à bien annoter le prélèvement avec le nom du cheval et la date de prélèvement . 
  • L’échantillon peut être conserver maximum une semaine dans les conditions idéales.
  • Transmettez enfin, le plus rapidement possible le prélèvement à votre vétérinaire afin que celui ci puisse l’analyser. 
  • Evitez les périodes avant les week end. Favorisez les débuts de semaine pour une prise en charge rapide. 

 

Quels sont les parasites que vos chevaux peuvent rencontrer tout au long de leurs vies? 

 
Les principaux parasites internes que l’on peut observer chez le cheval grâce à la coproscopie sont les strongles et parascaris equorum. 

Les oeufs des petits et grands strongles sont impossible à différencier avec ce simple examen. 


- Les petits strongles ou encore appelé cyathostomes sont des vers ronds tout comme les grands strongles. Les chevaux ayant un accès régulier à l'extérieur sont les plus souvent infestés. Les signes cliniques se manifestent par une diarrhée et un amaigrissement au printemps. L’organe de prédilection pour les petits strongles est la muqueuse des petits intestins. La fréquence d’infestation est assez forte alors que celle des grands strongles est faible. Les grands strongles se trouvent plutôt dans les artères mésentériques. Les symptômes de ces derniers sont plus intenses, des coliques et pour finir une mort brutale. 

- Parascaris equrorum est un parasite faisant partie de la classe ascaris. Il est très dangereux pour les poulains et les jeunes chevaux. Une infestation massive peut même être mortelle pour un jeune cheval. Le pic d’infestation à lieu en règle général en automne. Les chevaux infestés souffrent de colique, de retard de croissance et d’amaigrissement. Ces parasites logent dans les petits intestins. 

 Il existe encore beaucoup d’autres parasites, mais ceux ci sont les plus courants. 

Le vermifuge 


Le vermifuge est un médicament, prescrit sur ordonnance par le vétérinaire. Il doit être prescrit après un examen clinique. Il est nécessaire de vérifier le temps d’attente du vermifuge avant de le prescrire et ou de l’administrer à un cheval étant susceptible d’aller à l’abattoir. Les vermifuges ne sont plus vendus en vente libre. 

Il est recommandé de vermifuger tous les chevaux d’une même écurie en même temps et avec la même molécule. 

Les produits naturels peuvent être administrer en complément ou sur des chevaux faibles excréteurs, mais il n’on pas encore prouvé leurs efficacités pour des chevaux avec une infestation massive. Veillez à ne pas acheter n’importe quoi, n’hésitez pas à demandez conseil à votre vétérinaire quant à la composition d’un produit. 

Il est possible de limiter l’infestation le reste de l’année en gardant des protocoles d’hygiène stricte (désinfecter régulièrement box et mangeoires, enlever rapidement les crottins dans les paddocks, éviter le surpâturage) 

Il est essentiel d’alterner les molécules afin de toucher tous les types de parasites. 


Quel vermifuge ou plutôt quelle molécule administrer ? 


Il est important de bien choisir la molécule à administrer au patient, le choix sera influencé par l’âge du patient, la saison et les résultats de l’analyse corproscopique. 

Afin de donner la bonne dose à administrer il est nécessaire d’estimer le poids de votre cheval. 

Les seringues sont prêt à l’emploi en règle général et réglable en fonction du poids du patient. 


Comment administrer un vermifuge ? 


Pour commencer, le médicament est à donner par voie orale (dans la bouche). 

Placez le cheval dans un environnement calme. 

Vérifiez bien que votre compagnon n’a plus de reste de nourriture dans la bouche. 

Sur la seringue, réglez la molette sur le poids que vous avez estimé. 

Une fois cette étape réalisé, insérez la seringue dans la commissure des lèvres, enfoncez le plus possible la seringue dans la bouche, relevez la tête du cheval, injecter progressivement le médicament, maintenir ainsi la tête sur-élevée jusqu’à ce qu’il déglutisse. 


De manière générale les vermifuges sont aromatisés (à la pomme ou à la carotte par exemple), de façon à rendre le médicament appétant. 


Qu’est ce que la vermifugation raisonnée? 


A l’heure actuelle, il n’est plus nécessaire de traiter systématiquement tous les 2-3 ou même 4 mois, car cela favorise l’apparition de résistance des parasites face aux produits présents dans les vermifuges. 

Les différentes molécules disponible sur le marché pour vermifuge les chevaux sont assez limitées, c’est pour cette raison qu’il est essentiel d’éviter de faire apparaitre des résistances.

Il existe plusieurs principes pour mettre en place une vermifugation dite « raisonnée « , en voila quelques uns. 

  • Vermifuger uniquement les chevaux déclaré « forts excréteur » après avoir réaliser une coproscopie. 
  • Faire suivre des programmes de vermifugation différents en fonction de l’âge (poulain, jeune chevaux et adultes) 
  • Attendre de préférence le printemps pour effectuer une corposcopie et traiter, plutôt que de traiter en hiver. 
  • Pour les poulains, il n’est pas nécessaire de traiter avant 2 mois et 4 traitements seront en générale suffisant pour leurs première année. 
  • La dose du vermifuge doit être adaptée en fonction du poids de chaque patient.
  • Il est essentiel de suivre les conseils d’un vétérinaire, le vermifuge reste un médicament et peut être toxique s’il est mal utilisé. 
  • Un cheval qui est en bonne santé, est en équilibre avec les parasites qui l’habitent, vouloir éradiquer tous les parasites n’est pas possible, cela ne ferait que faire apparaitre des résistances. 

Méthodes naturelles

  • L’ail : reconnu depuis longtemps pour ses vertus sur les fonctions respiratoires et digestifs, l’ail est la plante médicinale par excellence pour lutter contre le parasitisme.  
  • La spiruline est une algue très riche en protéine et très complète. Elle contient beaucoup de vitamines (B1, B2, B6, B12…), des minéraux (fer, calcium, magnesium, phosphore, potassium), des acides aminés essentiels ainsi que des antioxydants. C’est un fortifiant naturel qui renforce le système immunitaire ainsi que la résistance. 
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