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La vaccination - moyen de prévention et de protection

Tout le monde vaccine son cheval mais combien de personnes savent vraiment pourquoi et comment cela fonctionne ? Dans cet article nous répondrons aux questions telles que : Qu’est ce qu’un vaccin ? A quoi servent-ils ? Quels sont les vaccins obligatoires en France? A partir de quand vacciner mon cheval ?

 
Le vaccin constitue un traitement ayant pour objectif de stimuler le système immunitaire de manière à obtenir une réponse bien spécifique de l’organisme contre un agent (bactérie, virus..) bien particulier. 

Cette préparation contient des germes atténués (vivant mais dépourvu de pouvoir pathogène) ou inactivés (tués). 
La vaccination vise à apporter une protection individuelle mais également à diminuer les risques de contamination entre animaux et ainsi éviter des épidémies. Afin d’avoir une efficacité suffisante, 80 % des animaux d’un effectif doivent être vacciné régulièrement. 


Coté pratique, avec le vétérinaire : 


- Sauf indication contraire du fabricant de vaccin, il vous est possible de cumuler plusieurs vaccins dans la même journée. S’ils ne peuvent être mélangé dans la même seringue, il est préférable de vacciner à deux endroits différents (coté gauche et droite de l’encolure par exemple). 

- Si votre cheval est malade il est conseillé de reporter la vaccination à un autre jour 
Les jours suivants une vaccination, il est recommandé d’éviter tout surmenage (exercice intense, compétition ..). Une simple balade au pas suffira. Suite à la vaccination contre la grippe il est conseillé de garder une activité physique limitée pendant une semaine. 
Le stress est également à proscrire les jours suivants la vaccination, l’organisme à déjà bien assez à gérer avec l’agent pathogène. Il est donc conseillé d’éviter les transports, changement de groupe dans le pré ou autres situations stressantes. 

- Les vaccins les plus courants dans le monde équestre sont le tétanos, la grippe, la rhinopneumonie et la rage (et oui pas seulement les chiens peuvent être atteint de la rage). 

Il existe également un vaccin contre la fièvre du West-Nile, l’artérite virale et la rhodoccocose. Ces trois derniers ne sont pas réaliser couramment. 


Certains vaccins ne sont pas autorisés en France en voici quelques exemples : le vaccins contre le botulisme, contre la peste équine ou contre l’ehrlichiose. 

Le vaccin est un acte médical qui peut être uniquement prescrit sous ordonnance et administré par un Docteur en médecine vétérinaire. L’apposition des vignettes dans le carnet de santé du cheval, ainsi que le cachet et la signature du praticien constituent une certification. 


Le vaccin est une injection qui se réalise dans le muscle (l’encolure ou du fessier en générale).  Pour des raisons de sécurité le vaccin se réalise au niveau de l’encolure, afin d’éviter que le propriétaire ou le praticien se fasse taper avec les postérieurs. 

Faites cependant attention aux morsures et aux antérieurs. 


Le tords nez peut être une solution pour distraire le cheval le temps du vaccin. D’autres méthodes peuvent être utilisées pour distraire le cheval avant l’injection : le vétérinaire peut prendre un pli de peau à l’endroit ou il veut piquer ou encore donner des petites tapes puis piquer ainsi les chevaux sentent moins l’injection. 

N’hésitez pas à récompenser le cheval avec des friandises après l’injection pour que cette expérience soit positive pour lui. 

 
En règle général pour une première vaccination il faut faire deux injections à un mois d’intervalle, ceci afin d’atteindre le seuil de protection désiré. Ensuite et en fonction des programmes de vaccination le rappel est en général annuel (information pouvant varié en fonction du laboratoire fabricant le vaccin en question, pour être certains, se référer à la notice d’utilisation).  

 

Voyons certains vaccins plus en détails : 


1. La rage 

Le virus de la rage est commun à tous les animaux au sang chaud, y compris l’homme et le cheval. La transmission se fait par morsure ou griffure d’un animal infecté à un autre. Chez le cheval la rage se manifeste avec les symptômes suivants : agitation, sensibilité extrême (lumière, sons, toucher), tremblements, grincements de dents, colique, appétit changeant, agressivité puis une faiblesse intense jusqu’à ce que la mort emporte le cheval. Il n’y malheureusement aucun traitement contre ce virus. 

  • Le protocole de vaccination de la rage : 

Première vaccination avant l’âge de 6 mois: deux injections à un mois d’intervalle
Après l’âge de 6 mois : une injection est suffisante 

Le rappel du vaccin est annuel et non obligatoire en France depuis 2003. La réglementation peut changé en fonction du pays, il est donc recommandé de se renseigner pour importer ou exporter un cheval. 


2. Le tétanos 

 
Cette maladie neurologique est présente en France et nos amis à quatre pattes y sont très sensibles. Elle est provoquée par une toxine, qui elle même est produite par la bactérie Clostridium tétanie. Il est essentiel de savoir que le tétanos est une maladie mortelle dans 80 % des cas et que donc la vaccination n’est pas à prendre à la légère. Mais fort heureusement, ce n’est pas une maladie contagieuse d’un individu à l’autre. Les principales causes de tétanos sont accidentelle, post chirurgicale, post obstétricale (après la mise bas) ou le tétanos ombilicale chez le poulain. Lorsque les spores de la bactérie pénètrent dans une plaie, les conditions y sont excellentes pour germer et se multiplier. Ces neurotoxines vont alors migrer le long des nerfs jusqu’à atteindre le système nerveux du cheval.  

C’est pour cela qu’il est important de bien désinfecter les plaies, et si votre cheval n’est pas vacciner contre cette maladie, il est essentiel de le dire au vétérinaire. Celui ci pourra alors lui injecter un sérum anti-tétanique. Ceci n’est pas une solution à long terme, le sérum est une protection moins bien efficace que le vaccin en lui même.  La protection est immédiate avec le sérum mais de courte durée (3 semaines). 

Si un poulain né de mère non vacciné, il est également recommandé de lui injecter le sérum en prévention. 


Le vaccin est souvent obligatoire pour souscrire une assurance pour votre cheval et fortement conseillé pour les autres du fait de la gravité de la maladie. 

La protection du vaccin est excellente. 

Le premier vaccin peut se faire dès le premier mois (si la mère n’est pas vaccinée), ou dès le quatrième mois (si la mère est vaccinée). Comme pour beaucoup de vaccin, il faut faire un rappel à un mois d’intervalle. 

Par la suite il faut refaire une injection un an plus tard puis tous les 3 ans.  

 

3. La grippe 

 
La grippe équine est une maladie virale des voies respiratoires. Elle est très contagieuse d’un individu à l’autre, et peu donc avoir des répercussions économiques assez importantes dans le domaine équestre. 

L’agent pathogène responsable est un virus influenza de type A. Les deux sous-types du virus pouvant atteindre le cheval sont le H7N7 et le H3N8. 

A savoir que la transmission du virus entre deux espèces distinctes est rare. 

Un cheval n’ayant pas de symptôme peut également transmettre le virus à d’autres individus, il est alors décrit comme étant un porteur sain (atteint du virus mais sans aucun symptôme). 

Les symptômes les plus courants sont un peu les mêmes que ceux de la grippe humaine: des symptômes généraux (fièvre >40°C, abattement, anorexie (perte d’appétit)) et des symptômes respiratoires (écoulement nasal (pouvant devenir purulent si une infection bactérienne s’ajoute au tableau) et une toux sèche). 

Un cheval malade peut s’en remettre totalement en plus ou moins 3 semaines avec un traitement  adapté et du repos. 

Les chevaux adultes meurent rarement de la grippe, contrairement aux poulains qui sont alors très vulnérables pour tout autres infections et qui n’ont pas encore le système immunitaires suffisant pour se défendre correctement. 

Le traitement est symptomatique : on cherchera à faire descendre la fièvre (anti-inflammatoire) et à éviter les infections bactériennes secondaires (antibiotiques). Le cheval à besoin de repos et d’éviter toute situation stressante pendant la convalescence. 


Le vaccin contre la grippe est obligatoire pour les épreuves officielles (courses, concours, rassemblements..). Dans le monde de la reproduction certaines races obligent les étalons et juments à être vacciner pour pouvoir être sailli ou saillir. Pour toutes les races confondus: les étalons utilisés pour les inséminations artificielles doivent obligatoirement être vaccinés.  En cas d’exportation certains pays imposent la vaccination avant de pouvoir entrer dans le territoire. 


Le premier vaccin à lieu à l’âge de 2 mois (si la mère n’est pas vaccinée), ou à l’âge de 5-6 mois (si la mère est à jour). Un rappel un mois après la première injection est nécessaire. 

Puis 5 mois après la deuxième injection et par la suite une fois pas an.  


Attention à prendre en compte que certains rassemblements sportifs exigent un délai minimal entre le vaccin et la compétition. Chaque cavalier avertis doit se renseigner au préalable afin d’éviter tout risque de transmission ou contamination. 


4. La rhinopneumonie 

 
Les agents pathogènes responsables de cette maladie sont les herpèsvirose (type 1 et 4). Cette maladie est présente sur le territoire français. 

La terme de « rhinopneumonie » est réellement provoqué par le virus de type 4, qui provoque des symptômes respiratoires. Le virus de type 1 est le virus dit abortifs (80 à 90 % des juments non vaccinées et atteintes du virus, avortent à la fin de la gestation) 

L’herpès est un virus pouvant persister longtemps après l’infection dans l’organisme et donc être réactiver en cas de faiblesse du système immunitaire. C’est une maladie très contagieuse. 


La forme respiratoire (type 4 essentiellement) présente des symptômes ayant l’allure d’une grippe (fièvre, toux, écoulement nasal). 

La forme abortive du virus (type 1 principalement) est la première cause d’avortement provoqué par une infection virale. Avant d’avorter, la jument ne montre aucun signe clinique prémonitoire. L’avortement à souvent lieu en fin de gestation, mais peuvent survenir à tout moment à partir du 4ème mois. Dans certains cas, le poulain né à terme et vivant mais développé rapidement des symptômes et meurt la plus part du temps avant d’atteindre le 3 ème jour. Le poulain est alors une source de contamination importante pour les autres chevaux. 

Il existe également une forme nerveuse, causé par le type 1. Les symptômes nerveux sont variés et s’étendent de simple troubles de locomotion à la paralysie. La récupération du cheval est variable selon la gravité de la situation.  


Le traitement est similaire à celui pour la grippe. Mettre le cheval au repos et faire diminuer les symptômes (anti-inflammatoire et antibiotiques). S’il s’agit de la forme abortive il n’est pas nécessaire de traiter la jument, car elle ne présent en règle générale aucun signe. La forme nerveuse peut nécessité un aménagement spécifique pour aider le cheval, comme un harnais de soutient afin d’éviter les chutes et donc les blessures. 


Il est conseillé de vacciné la poulinière avec deux injections à un mois d’intervalle avant de faire la première saillie. Puis pendant la gestation entre le quatrième et le sixième mois. Certains fabricant préconisent même de vacciné au 5, 7 et 9 ème mois de gestation. 

Pour les autres chevaux, la primovaccination implique deux injections à un mois d’intervalle. Puis tous les 6 mois pour avoir une bonne protection. 

A savoir que la vaccination n’empêche pas le cheval de tomber malade, il diminue les symptômes. 

Ce vaccin est obligatoire pour les étalons et poulinières de certaines races, pour les étalons utilisés pour les insémination artificielle et pour les chevaux de courses.  

 

Ce qu’il faut retenir : 

  • La vaccination d’un cheval contre la grippe et la rhinopneumonie est essentielle pour éviter l’apparition d’une épidémie. Cependant elles ne sont obligatoires que pour les chevaux participants à des rassemblements équestres.  
  • La vaccination contre le tétanos n’est pas obligatoire non plus mais indispensable, car mortelle. 
  • Les autres vaccin disponibles sur le marché sont à voir au cas par cas, en fonction de l’utilisation et de la situation du cheval. 
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