Le contrôle anti-dopage

On en a déjà tous entendu parler, mais finalement, comment se déroule un contrôle anti-dopage dans le milieu des compétitions équestres ?Je vais vous parler de ma propre expérience, dans le milieu des courses hippiques, ayant déjà accompagné plusieurs chevaux au contrôle. 

 
Avant l’entrée en piste et donc avant la course, la puce électronique de chaque cheval est vérifiée dans le rond de présentation par un commissaire des courses.  Puis, les chevaux entrent en piste et font leur course. Le contrôle du cheval est déterminé avant la course. En effet, des enveloppes concernant chaque course sont préparées à l’avance par la Fédération Suisse des Courses (FSC), et dans chaque enveloppe figure la position (rang) du cheval qui sera appelé au contrôle doping. L’enveloppe est ouverte une fois que les chevaux ont franchi la ligne d’arrivée et que celle-ci est validée.

Dès la sortie de piste, un membre de la Commission vétérinaire vient vers le concurrent désigné ou son représentant, et lui passe un brassard « contrôle vétérinaire » au bras. A partir de ce moment-là et jusqu’à la fin du contrôle, le commissaire ne vous quittera plus des yeux. Le déharnachement se fera aux abords du boxe doping devant le commissaire, qui pourra alors vérifier que le matériel du cheval est bien autorisé. Donc toujours prévoir à l’avance le matériel approprié, à savoir: une corde, un licol, une couverture séchante, un couteau de chaleur et un seau, à déposer au préalable dans l’aire de contrôle. 


Une fois le cheval débarrassé de son matériel, direction la douche. Non seulement pour le rafraîchir, mais aussi pour l’abreuver. Attention, le cheval ne doit absolument rien manger, donc interdiction de le faire brouter ou donner une récompense. Une fois la douche finie et le cheval couvert, le marcher plusieurs minutes afin qu’il récupère, puis le faire entrer dans le boxe prévu pour le contrôle, après accord du commissaire au dopage.

Une fois dans le boxe, le cheval doit tout d’abord uriner. Chez les juments ça pose généralement moins de problème. Mais si votre cheval ne peut le faire de suite, un panier lui sera mis afin qu’il ne mange pas de paille, et sera détaché et laissé libre dans le boxe, ce qui peut parfois grandement aider. Une fois l’urine prélevée, le vétérinaire effectuera une prise de sang. Dans certains pays, seul le prélèvement d’urine suffit. La prise de sang sera effectuée uniquement si le cheval n’urine pas. En Suisse le prélèvement d’urine et de sang se font de toute façon. Si le cheval n’urine pas, il n’y aura que le prélèvement sanguin qui sera effectué.

 
A partir de ce moment-là, votre cheval peut à nouveau manger, l’étape du contrôle le concernant est terminé. Il vous restera à contrôler que le commissaire au dopage remplisse les fioles d’urine sous vos yeux, ainsi que l’envoi des tubes de sang, répertoriés par un numéro, qui doit être le même sur le formulaire, sur les tubes de sang et sur le flacon d’urine. Ensuite, une signature vous sera demandée. Le cavalier, l’entraîneur ou un représentant de l’écurie (pour autant que la personne soit majeure) peut participer et signer le contrôle. Avant de repartir, le commissaire au dopage vous rendra le carnet du cheval, avec l’inscription du contrôle, la date et le même numéro qui figure sur les prélèvements notés dedans. A ce moment-là, le contrôle est terminé et le cheval est ramené dans ses écuries. Le résultat du contrôle sera transmis à l’entraîneur et au propriétaire par courrier, quelques semaines après.

 
En cas de contrôle positif, c’est la responsabilité de l’entraîneur qui incombe. Celui-ci se verra affligé d’une amende, voire d’un retrait de licence selon la substance trouvée et la quantité. Mais bien souvent, il s’agit d’une négligence ou d’une erreur involontaire lors de la médication du cheval.

Toute pommade, médicament, nourriture, complément alimentaire, litière, pré, et même des produits de type phytothérapeutiques (harpagophytum) peuvent être susceptibles de rendre un cheval positif au dopage. Si un cheval doit recevoir un traitement médicamenteux, bien respecter le délai donné par le vétérinaire avant de participer à une future épreuve. De même que bien faire attention à la litière du cheval, s’il a suivi un traitement médicamenteux, qu’il ne se recontamine pas lui-même en ingérant sa paille souillée, tout comme la mangeoire qui doit être propre, et sans résidus d’une substance quelconque. Le personnel soignant devra également faire attention, en se lavant bien les mains après avoir utilisé des produits et avant de toucher un autre cheval. Certaines substances sont prohibées et d’autres sont totalement interdites. L’entraîneur doit savoir quels sont les produits qu’il peut ou non administrés. En cas de doute, il peut se renseigner auprès d’un vétérinaire de la Fédération Suisse des courses. Chaque traitement médicamenteux doit être inscrit par l’entraîneur dans un carnet de contrôle de la médication. 

 
Vous trouverez sous ce lien du site de la FSSE des documents concernant le dopage et les substances:

https://www.fnch.ch/fr/Sport/Participer-a-des-concours/Anti-dopage/Chevaux.html 


Bonne compétition ! 

 

 

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