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Le retour de l'herbe au printemps

La gestion d'une bonne alimentation est primordiale pour la santé du cheval. Avec le retour du printemps, l'herbe des parcs repousse et est à nouveau plus accessible pour les chevaux. Seulement, derrière ces beaux champs se cachent souvent quelques dangers: L'herbe produit durant le mois d'avril et mai beaucoup plus de fructane, un sucre potentiellement dangereux pour les chevaux, que le reste de l'année. 

Le principal risque avec l'herbe du printemps est un déclenchement de fourbure: Ce ne sont pas les protéines qui causeraient des fourbures aux chevaux, mais bel et bien certains glucides, dont l'amidon et le fructane. 

Pour faire au mieux, il suffit de connaître le mécanisme de l'herbe en elle-même. Pour pousser, elle a besoin de produire beaucoup de sucre, le fructane: Au printemps, l'herbe est en pleine croissance et le taux de fructane présent dans chaque brin est donc fortement élevé. Cette période dure seulement au début du printemps, durant les mois d'avril-mai.

Dans une journée, le taux de fructane fluctue énormément pour un brin d'herbe: Il y en aura beaucoup plus en journée que durant la nuit. La journée l'herbe vit grâce à la photosynthèse. Elle va capter et stocker un maximum de fructane qu'elle utilisera la nuit. L'herbe va donc être débordante de fructane, elle en gardera le plus possible. En effet, dès que la chaleur et le soleil s'en vont, la plante passe à un autre mode de vie, la respiration cellulaire. C'est à ce moment-là qu'elle utilise ses réserves, notamment le fructane, emmagasinées durant la journée pour pouvoir vivre durant la nuit. Le fructane va donc être naturellement éliminé durant ce processus. En résumé, l'herbe contiendra beaucoup moins de fructane au matin et un peu moins durant la nuit qu'en pleine journée. 

 

Danger changeant par rapport à la météo

La météo joue également un rôle très important dans la production et le stockage du fructane. Un jour couvert n'aura pas le même impact qu'un jour ensoleillé sur l'herbe, et donc sur le cheval. 

Le risque minimal se trouve dans les journées chaudes avec un ciel couvert: il n'y aura pas beaucoup de production d'énergie du fait que le soleil soit absent, mais l'herbe continuera de grandir. 

Un temps chaud avec de l'humidité entrainera un risque moyen: Il y a une production d'énergie, mais une réduction de fructane.

Un temps froid voir gelé durant la nuit donnera également un risque moyen, voir un peu plus élevé que le point précédent: l'herbe ne sera pas en croissance, mais il y a une haute production en fructane.

Le risque le plus élevé se trouve dans les journées froides avec un grand soleil: L'herbe n'arrive pas bien à grandir et va donc stocker beaucoup de fructane, en produisant énormément d'énergie. 

 

Teneurs en fructane et risques pour les chevaux

Une herbe contenant jusqu'à 50g/kg de fructane ne sera pas un danger pour le cheval, entre 50 et 100gr elle représente des risques, et au-dessus de 100gr sera dangereuse pour la santé de l'animal. 

 

Le fructane, oui mais pas que!

Il n'y a pas que le fructane qui pose problème dans l'herbe printanière. L'herbe contiendra également beaucoup plus de protéines, d'humidité, d'énergie et de sucres autres que le fructane. De plus, le cheval n'a pas le réflexe de s'arrêter de manger lorsque l'estomac est plein, et l'appétence de l'herbe durant cette saison entraine très vite une surconsommation. Au final, le cheval risque des coliques gazeuses ou des diarrhées. 

 

Chevaux à risques

Les chevaux ayant été limités au niveau des sorties au parc durant l'hiver ont besoin d'un temps d'adaptation différent d'un cheval qui a pu continuer à brouter tout l'hiver. il leur faudra un temps de mise à l'herbe progressif pour que l'organisme s'habitue à nouveau petit à petit à digérer une herbe riche. 

Certaines races sont également plus facilement touchée par le problème, telles que les arabes ou les poneys. 

Les chevaux obèses, souffrant de cushing, ou ayant déjà eu des épisodes de fourbures dans le passé sont d'autant plus vulnérables. 

 

Bien gérer son paturage

Au départ, il est recommandé de ne laisser les chevaux paturer que 30minutes à la fois, une à deux fois par jour, et de prolonger ensuite petit à petit. Il vaut mieux plusieurs petits moments dans la journée que plusieurs heures d'un coup une seule fois par jour. Donner du foin avant de mettre au parc permet aussi de freiner une surconsommation, et d'éviter que les chevaux ne se jettent sur l'herbe à cause de la faim. 

Les champs d'herbe haute seront moins nocifs que les champs d'herbe courte: L'herbe courte contient beaucoup plus de fructane et protéines que l'herbe qui a déjà bien poussé! En effet, l'herbe courte va tout donner pour pouvoir pousser un maximum, et pour se faire elle aura besoin d'énormément de fructane et d'énergie, par rapport à une herbe déjà bien haute.

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  • Superbe

    Merci pour ce texte informatif

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