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Longer pour remettre en forme

Le fait de longer son cheval pour le remettre gentiment au travail est une des multiples solutions qui s'offre au cavalier. Combiné à un autre type d'exercice un peu moins « monotone », comme par exemple des trottings en forêt ou des ballades avec un bon dénivelé, cette option peut apporter un réel avantage dans la suite du travail. Mais attention, le travail en longe doit être effectué correctement, autrement il peut apporter plus de points négatifs que positifs.


1. Longer correctement son cheval


Pour longer un cheval, il nous faut pour commencer du matériel adéquat. On cherchera d'abord un bon surfaix : Celui-ci doit rester simple, et laisser le garrot du cheval dégagé. Inutile de prendre un surfaix qui a pleins de fonctions additionnelles ou d'innovations extraordinaires. Un simple surfaix sera bien mieux adapté et efficace pour commencer le travail en longe. Des anneaux pour y accrocher d'éventuels enrênements et un rembourrage au niveau du garrot suffisent amplement.

Il faut ensuite une longe. Faciles à trouver un peu partout et peu chères, toutes sont un peu pareilles. A cela il faut ajouter une chambrière, qui nous permettra d'atteindre le cheval sans avoir à bouger constamment. Finalement, une bonne paire de gants est nécessaire, au cas où le cheval prend peur et tire, ou s'agite au bout de la longe. Maintenant que l'on a tout le matériel nécessaire, voyons comment l'utiliser correctement !

Comparée au travail en selle, la longe est les mains du cavalier et la chambrière prend le rôle de ses jambes. Le contact avec la longe doit être comme avec des rênes : Léger, mais sans pour autant laisser la longe détendue et sans contact. La main doit tendre et détendre de manière très subtile, pour pas que le cheval n'aie une pression fixe sur laquelle il finira par tirer dessus. De la même manière que l'on joue avec sa rêne intérieure lorsqu'on monte, le cheval doit pouvoir s'appuyer sur cette pression. Pendant ce temps, la chambrière doit rester verticale au sol, et ne s'active seulement lorsqu'il y a besoin de corriger la position ou la vitesse du cheval.

 Maintenant, il faut encore le bon matériel pour la tête et la bouche du cheval. Il est préférable de longer un cheval avec un caveçon, qui éviter tout effet néfaste sur la bouche. En effet, une longe accrochée directement à la boucle intérieure du mors n'est pas bon pour sa bouche. Une alternative lorsqu'on veut longer en mors et de faire passer la longe dans la boucle à l'intérieur du cercle, et de l'accrocher à celle à l'extérieur. Longer en licol simple se fait aussi, mais de nouveau, l'action de la longe n'est pas forcément ciblée au bon endroit. Pour finir, le matériel ne doit en aucun cas gêner le cheval lorsqu'il atteint l'attitude voulue

Quant au cavalier, il joue aussi son rôle en se placant correctement. Lorsque le cheval est en mouvement, il doit se trouver perpendiculaire à l'axe des hanches. Si le cheval rétrécit le cercle sans raison, il faut se trouver dans l'axe des épaules. Pour le ralentir, le longeur se placera entre la tête et les épaules du cheval.





2. Dans quels buts ?


Le travail en longe offre de nombreux avantages et améliore en plusieurs points l'attitude du cheval au travail. Tout d'abord, le cheval peut évoluer sans contrainte de poids de la part d'un cavalier posé sur son dos. Il pourra alors travailler plus librement.

Deuxièmenent, le fait de se retrouver en face du cheval au centre du cercle permet de se rendre compte de certains défauts ou de certains points à améliorer. Ici le cheval se tient à notre hauteur, on peut voir tous ses muscles et tout son corps progresser, chose que l'on ne peut pas faire et voir en selle.

Par le travail en longe, on cherchera à faire évoluer le cheval vers des allures détendues, amples et souples. On développera également un équilibre horizontal, tout en renforcant et musclant son dos. Enfin, on attendra de lui qu'il se porte en avant, dans une bonne cadence, et qu'il apprenne également à réagir à la voix, en restant obéissant et attentif.



3. Avec ou sans enrênements ?


Beaucoup de questions de posent quant à l'utilisation d'enrênement pour le travail en longe. Beaucoup sont contre, beaucoup ne jurent que par ça, et beaucoup se trouvent au milieu et se posent la question. Il n'existe pas une seule réponse simple à ce « problème ». Pour débuter, il est inutile d'utiliser plein d'enrênements, cela ne ferait que casser le cheval qu'autre chose. Des enrênements utilisés occasionnellement pour corriger un défaut précis, pourquoi pas. Mais seulement si cet enrênement en question est ajusté correctement, et reste occasionnel. L'utilisation d'enrênements plus compliqués ou sévères pour le cheval peuvent être utilisés par des professionnels, qui sauront à quel point les utiliser sans blesser le cheval. Mais pour un travail en longe simple, pour remettre en forme son cheval ou juste pour un travail occasionnel, nul enrênement n'est vraiment nécessaire, à moins d'avoir un cheval qui a de gros problèmes ou défauts à corriger.  



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