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Quelle muserolle pour quel cheval ?

Les muserolles disponibles sur le marché sont nombreuses et diverses. Difficile alors parfois pour le cavalier de s’y retrouver et de choisir. Les muserolles exercent pourtant des actions spécifiques, et doivent être utilisées avec minutie, en dehors de tout effet de mode et d’esthétisme. Voilà donc quelques conseils avisés pour choisir au mieux une muserolle adaptée aux besoins de votre monture.

La muserolle française est la plus classique, et certainement la moins sévère. Elle restreint l’ouverture de la bouche, mais n’empêche pas le cheval de jouer avec son mors et de mâchouiller. La muserolle française est la seule autorisée en concours de dressage. Pour être bien ajustée, elle doit être placée deux doigts sous l’apophyse zygomatique.

La muserolle allemande est réglée basse, et exerce une action passablement sévère sur l’ouverture de la bouche. Placée trop bas, ou trop serrée, elle empêche le cheval de respirer, et peut causer des problèmes de santé sur le sur le long terme.

La muserolle combinée est constituée en deux parties, à savoir une muserolle française et un noseband, qui se règlent séparément. La muserolle française limite l’ouverture de la bouche, sans la bloquer. Associée au noseband, elle permet de garder le mors parfaitement à sa place, et empêche le cheval de passer la langue. A noter que le noseband ne doit pas être trop serré, sous peine de bloquer les voies respiratoires. En outre, un noseband placé trop bas risque d’appuyer sur le cartilage nasal, et peut causer des lésions.

La muserolle croisée (ou mexicaine) est constituée de deux pièces coulissantes. Elle est plutôt sévère, empêchant le cheval d’ouvrir la bouche et bloquant la mobilité de la mâchoire. La langue ne peut par ailleurs plus passer par-dessus le mors. De nouveau, une muserolle croisée trop serrée est susceptible de gêner les voies respiratoires, et peut blesser au niveau de l’apophyse zygomatique.

Une muserolle bien adaptée

Lorsqu’on choisi une muserolle, il est indispensable de respecter certaines règles, de manière à ne pas déranger ou blesser le cheval durant la monte. La muserolle ne doit appuyer ni sur les naseaux, ni sur les muscles des joues, de façon à laisser les voies respiratoires fonctionner naturellement.

En outre, deux doigts doivent pouvoir passer entre la muserolle et les arrêtes osseuses, permettant ainsi l’ouverture de la bouche et la mastication.

Vous l’aurez compris, la fonction principale de la muserolle est d’empêcher le cheval d’ouvrir la bouche, et donc de maintenir le mors à la bonne place. Une muserolle bien ajustée s’avèrera très utile pour aider le cheval à accepter le mors. Il n’est pas rare de voir certains jeunes chevaux se défendre, en essayant de passer la langue par exemple, lorsqu’ils sentent le mors pour la première fois dans la bouche. Une muserolle aidera alors à éviter ce genre de comportements systématiques, et guidera le jeune cheval dans l’apprentissage de l’acceptation du mors. A noter que la muserolle utilisée comme « cloue bec » en bloquant les mâchoires aura une influence plus que néfaste, et ne remplacera jamais et d’aucune manière la bonne main du cavalier. Un seul mot d’ordre : la muserolle est faite pour guider, pas pour bloquer.

Sans muserolle ?

L’absence de muserolle est souvent associée aux disciplines westernes et d’endurance, qui ne recherchent pas de contact constant entre la main et la bouche. Certains cavaliers émérites remettent pourtant en cause les bienfaits de la muserolle, à l’exemple de Philippe Karl.

L’absence de muserolle permet selon lui aux chevaux de jouer avec le mors en mâchouillant, et donc de trouver le confort naturellement. Toute action des mains doit alors se faire vers le haut, de manière à agir sur la commissure des lèvres, et non sur la langue. Selon Philippe Karl, la muserolle bloque la mobilité de la bouche, empêchant le cheval de jouer avec le mors et donc, de décontracter la mâchoire. Il proscrit l’emploi de la muserolle, quelque soit l’âge du cheval et son niveau de dressage.

Sans aller jusque là, il est certain que la muserolle doit être choisie en fonction de l'âge du cheval, de son niveau, de la sensibilité de sa bouche. Elle doit être utilisée comme aide, avec les jeunes chevaux par exemple, mais en aucuns cas dans le but de résoudre les problèmes de travail. Un cheval bien dressé doit donc pouvoir être monté sans muserolle, et ce sans difficultés.

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