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Retour du printemps: Les réflexes d'un bon cavalier

Nous voila au mois de mars, enfin ! Les beaux jours reviennent gentiment, le printemps va enfin pouvoir s'installer. Cette période de l'année est un changement important pour tous nos chevaux. En tant que cavalier, nous nous devons de penser à certains réflexes à avoir pour leur bien-être.



1. L'état des parcs


Chaque année, il est important d'aller vérifier l'état des parcs avant d'y remettre les chevaux en pâture. Il y a plusieurs choses importantes à regarder.

Pour commencer, il faut s'assurer qu'aucune clôture ou barrière n'a été cassée ou abîmée durant l'hiver. Un cheval est très malin, et il ne loupera aucune petite ouverture de clôture pour aller gambader en dehors de son parc. Chose qui peut vite tourner au cauchemar lorsqu'on est placé près d'une route, ou si notre cheval a tendance à vite s'enfuir. Attention également à vérifier que les barrières/clôtures tiennent bien et ne sont pas abîmée au point à se rompre si un cheval s'appuie dessus.


Ensuite, il faut penser aux plantes toxiques. L'herbe repousse gentiment avec le retour du soleil, et il n'est pas impossible que des plantes toxiques pointent également le bout de leur nez ! Très important donc de faire un tour à pied en observant bien le sol à la recherche d'éventuelles plantes à arracher où d'une zone à bannir du parc. Certains magasins ou magazines offrent chaque année une planche ressemblant à un poster que l'on peut afficher dans l'écurie avec les plantes toxiques les plus répandues. Cet outil peut être très utile suivant les cas.


Enfin, un tour d'inspection général s'impose. Y a-t-il des déchets qui traînent dans le parc ? Des objets que des personnes auraient potentiellement pu lancer à l'intérieur du parc ? Un petit nettoyage de la zone est nécessaire à la sécurité du cheval. Il suffit qu'il avale par erreur un bout de plastique, ou qu'il marche sur un objet tranchant, et on connait tous la suite. Ces petits accidents peuvent être grandement évités si l'on vérifie tout ça.


2. Les vaccins et vermifuges


Comme chaque année, il ne faut pas oublier de penser aux vaccins et vermifuges ! Durant toute la période s'étalant de mars à octobre environ, le cheval est susceptible d'avoir des vers, strongles ou autres parasites dans son appareil digestif. En vermifugeant son cheval, on maintient le taux de parasites présents dans le système digestif assez bas afin qu'il n'y aie pas de conséquences négatives. Les chevaux adultes doivent être vermifugés 3-4 fois par année.

Pour les chevaux vivant principalement ou beaucoup au parc durant les beaux jours, il faut vermifuger deux jours avant la mise au parc, et non le même jour. Le cheval sera sain au bout de deux jours, mais s'il est mis au pré directement après son vermifuge, il peut encore contaminer le pré avec son crottin. Il faut aussi vermifuger tous les chevaux qui vivent ensemble en même temps, car sinon ils peuvent se ré-infecter entre eux.

La période de vermifugation est l'occasion de faire venir le vétérinaire pour les vaccins annuels. Le vaccin contre la rage doit se faire chaque année, celui contre la grippe tous les 3 ans, ainsi que le tétanos.

Un cheval au clair avec son carnet de vaccination et prévenu contre les parasites est prêt pour attaquer cette nouvelle saison !


3. La perte du poil d'hiver


Le changement de poil chez le cheval représente un effort énorme à fournir. Au début du printemps, le poil d'hiver tombe pour laisser place à un poil d'été plus fin. C'est souvent durant cette période que le cheval a l'air d'être lassé et fatigué, sans envie de travailler. Il faut savoir observer l'attitude de son cheval, et adapter la dose de travail à effectuer. Un cheval fatigué qui a de la peine à aller en avant durant cette période ne fait pas preuve de flemme intense, c'est juste que son changement de poil lui prend déjà beaucoup d'énergie. Inutile donc de s'énerver et de le pousser à fournir des efforts, il faut juste savoir se montrer patient quelques temps. 

Pour aider un cheval à changer son poil en minimisant la perte d'énergie, il est possible d'ajouter des vitamines à sa nourriture. Les bananes, carottes ou pommes contiennent beaucoup de vitamines très utiles dans cette période. Les vitamines E et A , ainsi que le zinc, le cuivre et le sélenium seront très appréciées. A priori, un cheval bien nourri tout au long de l'année possède assez de réserves pour changer tout seul son poil. L'ajout de vitamines ou autres éléments aident simplement au cheval à voir plus d'énergie et à effectuer un changement plus facile.

A côté de la nourriture et du travail à adapter, le fait de brosser régulièrement son cheval l'aidera aussi. En passant souvent un bon coup d'étrille, les poils qui doivent tomber partent, et la peau est massée. En massant la peau durant la perte de poil, le système sanguin au travers de cette peau sera amélioré et aidera tout le système à se débarasser de ces poils en trop.


4. Le grand nettoyage de printemps


Le retour des beaux jours est la bonne occasion de s'armer de son matériel de nettoyage et de se mettre au boulot ! Car durant l'hiver, le matériel comme les cuirs sont plus vite exposés au froid, même s'ils sont entreposés dans une sellerie chauffée. Les cuirs sont moins souples et risquent de casser plus vite. Pour augmenter la sécurité du cavalier comme celle du cheval, c'est important de faire ces cuirs dès le retour du soleil. Bien nettoyer, bien graisser et bien lustrer, en un après-midi la tâche est faite ! Ca ne prend pas énormément de temps, mais c'est un énorme gain question sécurité. C'est l'occasion aussi de faire de l'ordre dans ses affaires, de nettoyer un coup les brosses pleines de poils et de poussières, ou encore de laver ses tapis de selle...Bref, de tout remettre à neuf !





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