weitere anzeigen
weniger anzeigen

Soigner une plaie chez le cheval

Dans un premier temps: qu’est ce qu’une plaie ? 


Une plaie ou une lésion est une déchirure des tissus (peau, muqueuses, muscles) suite à un accident ou à une intervention chirurgicale. C’est une interruption de la continuité des tissus et également une porte d’entrée pour les germes (bactéries, parasites, virus). 

Celles-ci peuvent avoir des conséquences importantes et dans le pire des cas avoir une issue fatale (sepsis).

Chaque plaie est unique, sa gravité dépend de plusieurs facteurs : 

  • La localisation (tête, membres, corps)
  • La profondeur, la taille 
  • Aïgue ou chronique 
  • Degré de contamination 
  • Conditions du milieu 

Un autre élément à prendre en considération avant de soigner la plaie d’un cheval est son tempérament. Même le cheval le plus gentil du monde peut être difficile à soigner. 


Afin de bien soigner une plaie, il est primordial de connaitre le processus de cicatrisation. Il faut être patient et bien observer la plaie (n’hésitez pas à prendre des photos ou des vidéos pour bien suivre l’évolution de la plaie). 


La cicatrisation: qu’est ce que c’est et comment cela fonctionne ? 


La cicatrisation est un phénomène complexe, propre à chaque organisme. Ce processus consiste en la réparation d’une lésion localisée et en la régénération des tissus. 

Comprendre comment fonctionne la cicatrisation est essentiel pour agir de manière adaptée. 

La cicatrisation d’une lésion cutanée est très rapide, elle prend en moyenne et en fonction de l’importance de la lésion, 24 à 48h. 

Une lésion plus importante nécessitera plus de temps et donc de patience. 


Le processus de cicatrisation se fait en 4 étapes (à savoir que la durée d’une étape peut variée d’un individu à l’autre): L’hémostase, la phase inflammatoire, la phase de prolifération et la phase de remodelage. 

Dans le prochain paragraphe nous vous expliquons plus en détails les différentes phases de la cicatrisations.  

  • L’hémostase: c’est la première étape, elle à lieu dans les premières minutes après que les tissus aies été traumatisé. Elle consiste en la formation de caillots qui viendront obstruer les différents vaisseaux sanguins lésés. En bref cette étape consiste à arrêter le saignement au plus vite. 
  • La phase dite « inflammatoire »: Cette phase dure en moyenne 4 jours (variation individuelle). C’est une phase de nettoyage et de destruction des tissus devenus inutiles. Les quatre signes de l’inflammation sont également présents pendant cette phase : rougeur, chaleur, douleur et oedème. Une production de liquide inflammatoire plus ou moins importante n’est pas rare pendant cette phase. 

 

ATTENTION : il n’est pas rare de confondre cette phase avec une infection. Cependant c’est une étape physiologique/normale de la cicatrisation 

 

  • La phase de prolifération : La plaie est enfin propre et prête à reconstruire les tissus manquants. En fonction de l’importance de la plaie, cette étape peut durer plusieurs semaines. Vous verrez apparaitre une prolifération des tissus de cicatrisation. C’est le tissus de granulation. Il est d’aspect rougeâtre. C’est un tissus peu résistant, constitué de collagène, il existe donc un risque non négligeable de réouverture de la plaie. 
  • Quatrième et dernière étape : la phase de remodelage. Le tissus cicatriciel (de granulation) est lentement remplacé par du tissus fibreux. Celui ci est plus résistant à la tension. Cependant il va de soit qu’il est nécessaire de faire encore un peu attention à la zone lésée. La cicatrice diminuera avec le temps.


Avant de toucher à la plaie 

 
Avant même de toucher à la plaie, il est nécessaire de respecter certains principes : 

Se laver les mains (afin de ne pas rajouter plus de germes que nécessaire), si vous en avez porter des gants à usages unique
Calmez le cheval, le renforcement positif peut être utile dans le cas ou la plaie est importante et qu’elle aura besoin de soins réguliers. Si c’est un moment désagréable le cheval ne se laissera plus faire et vous aurez du mal à le soigner correctement.
Il n’y a pas seulement le cheval qui doit rester : calmez vous, n’hésitez pas à prendre un peu de recul, soufflez et agissez de manière consciencieuse. Le cheval peut ressentir votre stress. 
Si la plaie est prêt d’une articulation ou trop grande/profonde, contactez le vétérinaire, cela peut avoir des conséquence graves. Il se peut que le véteiniare pose quelques points de suture.
Vérifiez que le vaccin du tétanos soit à jour ou pensez à dire à votre vétérinaire que votre cheval ne l’es pas et qu’il faudrait lui administrer un sérum antitétanique. 

RAPPEL : Le tétanos est une infection qui touche les humains mais également certains animaux, (comme nos fidèles compagnons: les équidés). C’est une infection locale dangereuse causée par la bactérie Clostridium tétani. Celle ci produit des neuro-toxines, ayant pour cible le système nerveux (système cardio respiratoire). 

Ce n’est pas une maladie contagieuse ni immunisante (le cheval peut s’infecter plusieurs fois). Les bactéries sont en permanence présentes dans l’environnement, mais il est possible de l’éviter grâce au vaccin mais également à l’hygiène des plaies. 

Dans le cas d’une contamination, l’issue est fatale sans traitement (dans la majorité des cas). 


ANTICIPER C’EST TOUJOURS MIEUX : Afin d’éviter les plaies le plus possible, pensez à protéger les membres pendant le travail ou le transport. Inspectez de manière rigoureuse les membres de votre cheval après le travail, surtout si celui ci à tendance à se « toucher ». Vérifiez régulièrement la présence d’objects coupants ou dangereux dans le pré, le paddock, au box ou au parc. Une clôture électrique est moins dangereuse et certainement plus éthique. 


Durant la durée du traitement il est important de se rappeler que chaque cheval est un individu à part entière et qu’il n’y a pas de recette miracle. 

 
Pour des plaies profondes et grandes il est préférable de contacter le vétérinaire. Celui ci pourra faire des points de sutures et vous conseillez au mieux en fonction de la situation. 

De façon générale et même pour des petites plaies, si pour une raison ou une autre vous ne vous en sentez pas capable ou ne savez pas comment procéder, n’hésitez pas à joindre votre vétérinaire.  


Le pansement 


L’application d’un pansement est discuté dans la communauté médicale, il existe comme pour beaucoup de choses des personnes pour et d’autre contre l’application d’un pansement. 

 
Si toute fois vous ou votre vétérinaire décide d’en appliquer un, il est à savoir que dans les premiers jours, il doit être changé au moins une fois par jours, voir plusieurs fois si la plaie suinte beaucoup. Puis tous les 2-3 jours. 

 
Le coté du pansement qui se situe en contact direct avec la plaie doit être dans la mesure du possible stérile (compresse de gaz, port de gant). 

 
Appliquez un pansement peut avoir plusieurs avantages : vérifier la quantité de liquide produite par la plaie (pu ou liquide inflammatoire) et éviter la contamination. La quantité de liquide doit diminuer avec le temps, jusqu’à pratiquement disparaître). 

Il faut cependant veillez a ce que la plaie ne macère pas, cela aura l’effet inverse et favoriserai la prolifération de bactérie. Vérifiez également que le pansement n’est pas trop serré, surtout au niveau du membre, cela pourrait créer un garrot (diminuer la circulation sanguine) et également dévaloriser la bonne cicatrisation. 

 
En fonction de la zone ou se trouve la blessure cela peut être plus difficile d’en placer un. Si la blessure se situe au niveau d’un membre, il vous sera possible de faire tenir celui ci à l’aide d’une bande de repos (les bandes de travail ou élastiques sont à éviter pour éviter le risque de créer un garrot). Si la plaie est située ailleurs sur le corps, il vous faudra une bande collante ou autoadhésive. 


Soigner une plaie superficielle 

  • Dégagez la plaie (tondre plutôt que raser, en rasant vous créez des microlésions), enlevez les poils, les corps étrangers (le plus gros). Les poils gênent la cicatrisation, veillez à bien dégagez la plaie. 
  • Lavez la plaie au savon doux (Vétedine Savon et rincez la à l’eau propre et froide (la pression du jet d’eau, stimulera la cicatrisation en activant la circulation sanguine). Nettoyez toujours du moins sale au plus sale (c’est à dire du centre de la plaie, vers l’extérieur), ne revenez pas au centre après avoir fait l’extérieur. 
  • Appliquez pendant plusieurs jours un antiseptique local (jusqu’à la fermeture de la plaie) ainsi qu’une pommade cicatrisante (jusqu’à deux fois par jour). Pour des adeptes de phytothérapie, le miel ou l’alpe verra peuvent être une bonne alternative à la pommade cicatrisante). 
  • Surveillez l’état général (ainsi que la température corporelle de votre cheval) dans les jours qui suivent et changer le pansement si vous en avez appliqué un (autant de fois que nécessaire). 

IMPORTANT: Ne désinfecter la plaie qu’après l’avoir lavé. Désinfecter sur une plaie contaminée ne servirait à rien. 

Ne JAMAIS utiliser d’alcool pour désinfecter une plaie.

 
A propos du miel un petit rappel: Il a de nombreuses vertus dont celui d’être un puissant antibactérien et cicatrisant. Il absorbe les tissus mort se situant sur ou autour de la plaie et favorise la formation de tissus sains. Il diminue le risque d’infection en agissant contre les bactéries. Il peut être appliqué sur une plaie infectée ou non. Il permet de réduire la douleur également. 

Attention au chevaux gourmands qui pourrait avoir tendance à vouloir lécher le miel, et pourrait endommager la plaie, appliquez un pansement dans ce cas. En été ou au printemps, soyez prudents, le miel pourrait attirer davantage les insectes (abeilles..), appliquez un pansement ou optez pour une pommade cicatrisante autre. Soyez également prudent, car tout les miels ne se valent pas, favorisez le miel de tilleuls et surtout celui des marché locaux, ou directement des apiculteurs. Le miel de supermarché, n’est pas aussi naturel et provient essentiellement de Chine. 


Ne sous estimez pas l’importance d’une blessure, si vous avez des doutes, contactez votre vétérinaire. Si la plaie s’infecte il est également nécessaire de le contacter, votre cheval peut avoir besoin d’un traitement médicale plus important, comme des antibiotiques et/ou des anti inflammatoires par exemple. En attendant l’arrivée du vétérinaire, mettre votre cheval à l’abri au box si c’est possible, laissez le au calme. En cas de saignement important, ou de blessure aux membres ou encore quand un lambeau de peau pends, appliquez un linge propre pour éviter la contamination et diminuer/stopper le saignement. Pensez à vérifiez l’heure, afin de donner au vétérinaire l’information la plus exacte, afin qu’il puisse évaluer le degré d’importance de la perte de sang. 


Astuce: La présence de pu (liquide jaunâtre ou blanchâtre suintant de la plaie) et/ou une augmentation de la température corporelle de votre cheval sont des signes d’infection. Contactez votre vétérinaire. Petit rappel : La température corporelle du cheval en bonne santé est comprise entre 37,5 et 38,5 °C.  Pendant un épisode infectieux, prendre régulièrement sa température pour suivre l’évolution.  


Bon à savoir : un saignement pulsatif provient d’une ARTERE, un saignement continue provient d’une VEINE. 


De quoi doit être composer la trousse à pharmacie pour mon cheval ? 

 1. Un thermomètre, l’indispensable 

Un thermomètre classique , vous pouvez le trouver facilement en pharmacie. Cela n’a pas besoin d’être un thermomètre spécialement pour les animaux. Appliquez une noisette de vaseline sur celui-ci et insérez l’embout 2-3 cm dans l’anus de votre compagnon. Restez appuyé contre la muqueuse jusqu’à entendre le signal sonore. Désinfectez après utilisation. La température corporelle du cheval en bonne santé est comprise entre 37,5 et 38,5°C. A savoir que le matin la température est naturellement un peu plus élevée.  


2. De quoi soigner des plaies

Des gants à usage unique, des compresses de gaz (stériles), des ciseaux, des bandes adhésives, une crème cicatrisante, une lotion antiseptique (de préférence une moussante et une non moussante) 


3. Pour soigner les yeux 

Du serum physiologique est l’unique produit qui peut être appliqué avant des soins vétérinaires. Il existe sous forme d’unidose. 


4. Des seringues 

Afin de pouvoir faire avaler des médicaments à un cheval, mélanger le médicament (poudre par exemple) à de l’eau ou un produit sucré (compote ou jus de fruit), insérez dans la seringue et ajoutez à la ration ou encore mieux donnez directement au fond de la bouche. Si vous optez pour la manière direct, mettez la seringue vraiment bien au fond et levez la tête de votre cheval, de cette façon, le contenu aura moins de chance de ressortir. 


5. De quoi arrêter une hémorragie 

Personne ne souhaite que ca arrive, mais malheureusement personne n’est à l’abri d’une hémorragie. Afin de réaliser un pansement compressif, il vous faudra un bande ressemblant à un rouleau de coton très épais. Ceci n’est que temporaire, et permettra de comprimer la plaie et donc de réduire l’hémorragie en attendant que le vétérinaire arrive. Si la plaie est au niveau des membres, utilisez une bande pour faire tenir le tout. 


6. D’autres produits utiles 

Des produits répulsifs par exemple. De l’argile verte si votre cheval à un jour les membres engorgés. Un réhydratant (des électrolytes) peut être intéressant en cas de gros effort pendant des fortes chaleurs par exemple. 


7. Les produits injectables 

Uniquement sur ordonnance, ils doivent donc être prescrit par votre vétérinaire. Si vous avez un cheval qui à tendance à faire des coliques régulièrement vous pouvez voir avec le vétérinaire pour vous laissez de quoi réagir rapidement (antispasmodique). Si votre cheval souffre d’une autre maladie chronique, il est nécessaire d’avoir de quoi gérer les grosses crises (emphysème par exemple), demandez conseil à votre vétérinaire. 

Cependant, il est nécessaire d’être prudent, faire une injection soit même sans être formé pour n’est pas sans danger. Quelques petits exemples : les anti inflammatoires peuvent provoquer des fourbures, des produits injectés en dehors de la veine jugulaire peuvent atteindre le Nerf Laryngé et provoqué un cornage ou pire même la mort. 

Veuillez saisir la série de nombres dans le champ de texte suivant.

Les champs marqués d'un * sont obligatoires.

© 2019 par equinet.ch