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Tendinites: des traitements prometteurs

Les tendinites sont une des causes les plus fréquentes de l'arrêt, temporaire ou définitif, de la carrière d'un cheval. Depuis de nombreuses décennies, les vétérinaires et spécialistes du cheval cherchent un traîtement miracle pour soigner cette blessure. Certains remèdes ont aujourd'hui leur place dans l'arsenal thérapeutique, tandis ce que d'autres laissent leur place à des nouveautés plutôt innovantes.



Parmi les traitements anciens mais toujours utilisés en clinique aujourd'hui, on trouve le repos, la maréchalerie ou encore la physiothérapie. Au début d'une tendinite, le but est de réduire au plus vite l'inflammation, car elle pourrait s'étendre ou s'aggraver si le tendon continue d'être utilisé. C'est pour cela qu'il est recommandé, dans un premier temps, de refroidir les tendons au jet d'eau froide, de mettre des bandages de support et de laisser le cheval au box afin qu'il évite trop de mouvement. En effet, une immobilisation stricte aura très vite des effets néfastes sur la suite de la carrière du cheval, ainsi que sur son rétablissement. C'est pourquoi un exercice contrôlé avec une maréchalerie adéquate est recommandé rapidement après la phase aiguë de la tendinite. Le maréchal peut en effet modifier les points d'appuis du cheval, ce qui soulagera la structure lésée dans un premier temps, car la tension sera reportée sur un autre point d'appui. Dans un second temps, le maréchal jouera sur la structure du fer pour que, petit à petit, la structure précédemment lésée retrouve un maximum d'élasticité et de solidité. Le repos qui suit ce traitement peut être assez long, mais il est important de ne pas se précipiter. Six mois de box bien gérés seront bien préférables à une carrière reprise trop vite et à nouveau interrompue par la suite, développant une lésion chronique qui deviendra dure à soigner.




D'autres traitements « anciens » ne sont, au contraire de la maréchalerie combinée à un repos, plus utilisés de nos jours. Les feux chirurgicaux sont désormais bannis, suite à de nombreuses recherches scientifiques. La méthode consistait à brûler physiquement les tendons du cheval. Cette manipulation procurait une grande douleur au cheval, et le temps de repos qui y était associé était soupçonné de mieux fonctionner que l'intervention en elle-même. Les anti-inflammatoires non-stéroïdiens , corticoïdes ou autres sortes de médicaments étaient largement utilisés pour le passé. Aujourd'hui, ils ne sont plus qu'utilisés avec parcimonie, car leur utilisation est fortement remise en question, autant en médecine humaine qu'équine. En effet, l' antalgique est intéressant au début pour soulager les douleurs, mais leur effet anti-inflammatoire sur la lésion du tendon est controversée.

De nombreux autres traîtements médicaux, comme les injections de facteurs de croissance, ou chirurgicaux, comme les implantations de fibres de carbone, restent encore disponibles mais peu d'entre eux ont un réel effet bénéfique.



Pour remplacer ces anciens traîtements peu concluants, de nouvelles innovations ont fait leur apparition en clinique ces dernières années.

Parmis les innovations importantes, on trouve la thérapie par ondes de choc extracorporelles. Son efficacité et son effet pratique séduisent particulièrement. Cette méthode est apparue dans les années 80 pour traîter les calculs urinaires en médecine humaine. Différents types d'ondes de chocs sont disponibles : les ondes ultrasonores ( dites aussi « focalisées ») ainsi que les ondes mécaniques, dites radiales, délivrées par chocs directs. Le mode d'action de ces ondes est multiple : amélioration du métabolisme local, action défibrosante, amélioration de la synthèse de collagène,... ainsi que la libération de substances antalgiques à un niveau local. Ce traîtement a un coût encore assez abordable et améliorerait considérablement le rétablissement du tendon.

Mais dans le domaine du traitement de la tendinite, la grande innovation de ces dernières années est le recours à la médecine régénérative. Ce mécanisme s'obtient grâce à la transplantation de cellules dans le tendon lésé. Il y a plusieurs modalités à ce traitement : Soit du plasma riche en plaquettes est obtenu grâce à la centrifugation du sang du cheval atteint de tendinite et réinjecté dans les tissus lésés, soit des cellules-souches peuvent être prélevées de la moelle osseuse, au niveau du sternum. Le résultat de cette méthode est clairement bénéfique : plus de chevaux parviennent à revenir à leur niveau sportif antérieur et moins de rechutes sont constatées que dans les autres traitements plus conventionnels. Ainsi, le meilleur moyen de remettre un cheval d'une tendinite serait multimodal : Il faudrait une part médicale, chirurgicale et physiothérapique. Bien que ces nouvelles innovations se fassent de plus en plus connaître, il faut toujours garder en tête que le repos et une bonne gestion de l'effort restent une chose primordiale pour assurer le meilleur rétablissement possible.  

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