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Tout savoir sur la mue !

La mue n'est pas la période la plus rigolote, tant pout le cavalier que pour le cheval: poils qui volent dans tous les sens, habits qui grattent, chevaux mous et fatigués. La mue n'a pourtant lieu que deux fois dans l'année, au printemps et en automne. A l’abord de la saison froide, les chevaux perdent une quantité minime de poils, et développent un sous-poil abondant, appelé la bourre. Au printemps, ils changent carrément de garderobe, et remplacent l'intégralité de leurs poils pour se vêtir d'une toison fine.



Halte aux idées reçues !

La logique voudrait que les chevaux changent leurs poils en fonction de la température extérieure. Le froid les inviterait donc à endosser leur pelage d'hiver, alors que la douceur des journées de printemps les inciterait à enlever du poil afin d'avoir moins chaud, ce qui n'est vraisemblablement pas le cas. En effet, la mue se fait en fonction de la durée des journées, les jours qui se raccourcissent en automne ou qui se rallonge au printemps agissant comme un véritable baromètre.


La mue, une rude épreuve pour le métabolisme du cheval

Lors de la période de la mue, le métabolisme du cheval use d'une grande quantité de nutriments. Si la ration journalière n'est pas adaptée en conséquence, le corps ira puiser dans ses réserves, ce qui fatiguera le cheval et le plongera dans un état quasi léthargique. Pour faire son nouveau poil, le corps du cheval a besoin:

- d'énergie,

- d'acides aminés,

- de minéraux (biotine/vitamines A,E,H),

- et d'oligoéléments (zinc, cuivre, sélénium).

Lorsque l'un de ces éléments vient à manquer, le métabolisme tout entier du cheval s'affaiblit. A noter que le bon déroulement de la mue dépend d'un apport suffisant de nutriments les mois précédant le changement de poils. Un complément alimentaire adapté peut donc être administré au cheval durant cette période.


Les bienfaits du pansage

Si le pansage quotidien regorge de bienfaits pour l'état de santé général du cheval, il devient indispensable lors de la période de la mue. Cela aide le cheval à se débarrasser de ses poils, et améliore la circulation sanguine, notamment lorsqu'on use d'une bonne brosse de massage . Effet positif garantit !


Le syndrome de cushing

Le syndrome de cushing, ou PPID, consiste en un disfonctionnement de l'hypophyse (une petite glande à la base du cerveau responsable de la régulation de différentes hormones), ce qui provoque des troubles hormonaux. Cette glande sécrète une quantité conséquente de l'hormone ACTH, augmentant la production de cortisol, une hormone du stress. Cette maladie neurodégénérative touche particulièrement les chevaux âgés (20 à 30% des chevaux de plus de quinze ans), mais certains cas particuliers se retrouvent chez les équidés plus jeunes. Il n'existe pas de race prédisposée au syndrome de cushing, et les chevaux atteints de cette pathologie laissent apparaître les symptômes suivants:

- Retard de la mue: le poil est long, épais dense et a tendance à boucler. Il se retrouve en abondance sur l'encolure, les ganaches, le ventre et les membres

- Perte musculaire: la perte musculaire des chevaux atteints du syndrome de cushing est particulièrement marquée au niveau de la ligne du dos et des jambes postérieures. L'abdomen est penduleux

- Fourbure: certains chevaux atteints du syndrome de cushing font des fourbures à répétition. Un signe alarmant, qui nécessite l'avis d'un médecin vétérinaire !

- Augmentation de la production d'urine et de la consommation d'eau

- Sueur abondante et excessive

- Accumulation de graisses au-dessus des yeux, sur l'encolure et à la base de la queue

- Système immunitaire défaillant et prédisposition aux maladies chroniques (sinusite, dermatite, pneumonie, etc.)

- Etat léthargique : le cheval est fatigué, abattu

- Problèmes neurologiques: les chevaux atteints du syndrome de cushing peuvent devenir aveugles, ataxiques, ou présenter des troubles narcoleptiques


Traiter le syndrome de cushing

Le PPID est une maladie chronique, qui agit de manière progressive. Elle ne peut être soignée totalement, mais certains traitement existent afin de maintenir un état stable.

Plusieurs molécules peuvent être administrées par le vétérinaire, à l'exemple du mésilate de pergolide, du mésilate de bromocriptine ou l'hydrochloride de cyproheptadine. Après injection de ces particules dans le corps, 75% des cas traités démontrent une diminution de 50% de l'ACTH dans le sang. Le traitement varie ensuite au cas par cas. Certains chevaux ne répondent par exemple pas instantanément au traitement, d'autres nécessitent une association de plusieurs molécules. En outre, le traitement du syndrome de cushing peut entraîner certains effets secondaires, tels qu'un manque d'appétit, des diarrhées, ou encore un comportement agressif ou léthargique. En outre, il semblerait que la concentration en ACTH soit en augmentation durant les mois d'août, de septembre et d'octobre, cette période corrélant avec la diminution de la longueur des journées. Il conviendrait donc d'effectuer les traitements durant cette période.


Vous l'aurez compris, la mue reflète l'état de santé général du cheval. Tout disfonctionnement nécessite dont un examen approfondi, afin d'éviter une dégradation ultérieure de l'organisme, ou déceler une maladie telle que le syndrome de cushing.

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