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URGENCE : MON CHEVAL COLIQUE, QUE FAIRE?

La colique chez le cheval est une pathologie redoutée par tout les cavaliers ou propriétaire de cheval. Voyons d’un peu plus près ce que cela signifie. 

 
Pour bien commencer: 


Qu’est ce qu’une colique ? 

Le terme « colique » regroupe l’ensemble des SYMPTOMES en lien avec le système digestif. Ceux-ci évoquant une douleur intestinale voire même une douleur abdominale au sens plus large.

Dans un langue plus courante une colique signifierait tout simplement « un mal de ventre ». Attention : Le terme Colique ne décrit pas une maladie mais un SYMPTOME de différentes affections provoquant de la douleur dont le siège est le plus souvent abdominal 

Chez le cheval les coliques sont souvent dues à un ralentissement voir dans des cas plus graves d’un arrêt du transit. 

Les affections peuvent venir de : 

• problèmes gastro-intestinaux,

• problèmes de la sphère urogénitale,

• problèmes de foie,

• maladies infectieuses,

• problèmes d’œsophage,

rarement problèmes de l’appareil locomoteur ou iatrogène.

 

La morbidité (taux de chevaux malades dans une population, dans un temps donné et d’une maladie particulière) des chevaux est environ de 15%. 

 
Reprenons depuis le début : l’anatomie du cheval 

 
Le cheval est un herbivore de type monogastrique (un seul estomac) qui possèdent 40 dents; plus ou moins s’il a une ou plusieurs dents de loup, qu’il faudra penser à faire retirer si une gène s’impose.  

Comparez la dentition de votre cheval à celui d’un carnivore (votre chien par exemple) vous y verrez quelques différences intéressantes (au niveau des canines par exemple). Ceci s’explique par l’évolution et le type d’alimentation.  

Il est évident que les particularités anatomiques du tractus digestif du cheval en font un animal prédisposé aux accidents digestifs :

  • un petit estomac, sa forme empêche le cheval de régurgiter et de vomir, 
  • un intestin grêle allant jusqu’à 30 m chez les très grand chevaux, 
  • un colon flottant dans sa partie postérieure, rétrécissant également à cet endroit la 
  • Une courbure pelvienne du colon assez prononcée, favorisant l’accumulation d’aliment ingérés 

 
L’intestin grêle présent le péristaltisme (ensemble des contractions musculaires permettant la progression d’un contenu à l’intérieur d’un organe, ici les aliments ingérés)  le plus important important.

Tout changement de régime alimentaire entraine une modification de la motricité et de la flore bactérienne du système digestif.   

Le rétrécissement du colon peut également entraîner un ralentissement du transit en cas de surcharge de fibres. 

 
Pour faire simple la nourriture ingérer par le cheval doit faire un très long chemin (plus de 30 en tout)  avant de pouvoir être éliminé et donc  autant de façon de de créer un mal de ventre. 

La durée du transit peut donc varier selon le chevaux, et leurs habitudes alimentaires, de 26 à 36h.


Les dysfonctionnements pathologiques les plus courants pour une colique 

 
1) Le tympanisme (distension gazeuse)

Il est la première cause de colique chez le cheval toutes catégories confondues. Cela correspond à un gonflement abdominal du à une accumulation de gaz digestifs suite à une inhibition du péristaltisme intestinal. Celle ci est causé par la fermentation de certains sucre causé par la stagnation des nutriments. Les vaisseaux sanguins et le diaphragme seront donc compressés et le cheval rentrera en état de choc à cause de la douleur et d’une pression trop importante essentiellement au niveau de la veine cave. 


2)  Le « bouchon » œsophagien ou plus simplement une obstruction au niveau de l’oesophage 

Dans ce cas, notre système digestif fonctionne correctement. Tout les organes sont bien placés, mais le contenu alimentaire pose un souci. Il n’est pas assez liquide, et ne peut donc plus avancer correctement jusqu’à l’estomac. Celui-ci se forme souvent quand le cheval mange trop vite ou qu’il est stressé. 

Ce problème peut également arriver au niveau du colon (avant dernière partie du Gros intestin). C’est là que le contenu est le moins liquide, étant donné que l’eau à été réabsorbé et l’intestin naturellement coudé. Le transit s’arrête ou diminue et les crottins s’accumulent, formant un bouchon ! Ce problème peut se soigner assez facilement grâce à des laxatifs comme l’huile de paraffine, fréquemment utilisée.

Reconnaître un bouchon: si votre cheval baisse la tête, salive beaucoup ou vous donne l’impression de vouloir vomir en contractant les muscles qui se trouve au niveau de l’encolure il peut s’agir d’un bouchon. 

Dans ce cas: NE PANIQUEZ PAS ! Votre cheval ressentira votre stress et cela n’aura aucun impact positif sur celui ci bien au contraire. 

Surtout il est important de NE PAS LUI DONNER A BOIRE, l’eau aura tendance à faire gonfler le bouchon. Cependant s’il accepte, donnez lui de l’huile de paraffine ou de l’huile de table (deux ou trois gorgées), cela aidera à faire glisser le bouchon. Ne vous inquiétez pas très peu de chevaux boiront de l’huile avec plaisir, en règle général celle-ci sera administrer par votre vétérinaire grâce à une intubation . Massez ensuite au niveau de la gorge en direction de l’estomac (vers le poitrail), n’ayez pas peur d’y aller un peu fort. Si vous avez dans votre boîte à pharmacie de la Calmagine (anti spasmodique), c’est le moment de la sortir, injectez en intra veineux elle sera plus efficace mais dans l’urgence une injection intra musculaire (au niveau de l’encolure, la ou les vaccins sont faits) fera très bien l’affaire. 

Ne laissez pas votre cheval se coucher, SOUS AUCUN PRETEXTE, faites le marcher et essayez de le distraire ! 


3) Le déplacement (il s’agit souvent d’un déplacement de colon)

Le colon chez le cheval est dit « flottant » dans l’abdomen du cheval, en effet il n’est tenu que par deux « filaments ». Les aliments y passe la plus grosse partie de la digestion. Souvent, cela débute par un contenu un peu plus lourd. Au lieu de juste ralentir le transit comme en cas de bouchon, le tuyau est entrainé par son poids. Il se déplace pour se coincer ailleurs. Par conséquent le contenu circule mal et le transit se bloque. Il est possible de relancer le transit avec des perfusions et de l’huile de paraffine. Mais parfois la chirurgie devient nécessaire pour tout remettre à sa place. Le déplacement à tendance à se produire plus souvent chez les grands chevaux du à une conformation interne particulière. 

Le colon peut se déplacer à droite ou à gauche. Si celui ci se déplace à gauche, on peut également appeller cela un entrappement nephrosplénique, c’est à dire que le colon va s’ « accrocher » sur le ligament unissant la rate et le rein. L’entrappement néphrosplénique peut être prévenu de manière chirurgicale. Si cela est récurrent chez un cheval, du souvent à une conformation anatomique interne particulière, le vétérinaire peut vous proposer de fermer l’espace nephrosplénique, de façon à ce que le colon ne puisse plus aller s’y cacher. Cette une opération qui se fait sous laparoscopie sur cheval debout.

Les symptômes d’un déplacement sont les suivants: transpiration mais PAS d’hyperthermie (37°), il cherche à se coucher ou se rouler, il peut également trembler ou avoir une forte respiration. Certains chevaux en cas d’extrême douleurs peuvent se jeter contre les murs. 

Même conseil ici: restez calme, faire marcher votre cheval, ne pas le laisser se rouler ou se coucher. Il est important dans ce genre de cas d’agir rapidement, pour cela appeler au plus vite un vétérinaire d’urgence. Chaque minutes compte. Essayez de sécher votre cheval, à l’aide d’une séchante éventuellement, à changer régulièrement pour pas qu’il attrape froid. Ne vous laissez pas influencer par le pronostique de votre entourage, ils ne sont pas vétérinaire. 

Cependant veuillez à faire attention: chaque cheval réagis différemment et la douleur ne sera pas montrer de la même façon d’un cheval à l’autre. 

Votre vétérinaire essayera de faire un lavement avec de la paraffine et pratiquera très certainement une fouille rectale et une échographie pour confirmer le diagnostique. En fonction des résultats le vétérinaire soigneras médicalement ou vous enverra vers une clinique pratiquant la chirurgie pour des cas plus inquiétants.

 

4) L’occlusion de l’intestin grêle par torsion ou étranglement

Ici, l’intestin se noue sur lui-même ou autour d’un autre organe, comme un tuyau d’arrosage emmêlé et empêche ainsi l’apport sanguin. C’est une colique très douloureuse. Une occlusion apparaît souvent spontanément elle est plus fréquente chez les poulains et les yearlings. 

Le contenu de la partie obstruée change et se remplie de liquide intestinal renfermant des bactéries. Celles-ci produisent des toxines qui sont à l'origine de l'état de choc.

Elle nécessite systématiquement une intervention chirurgicale, au plus vite. Il est important de savoir, que celle ci n’est pas toujours couronnée de succès. Le pronostique dépend beaucoup de l’état de gravité du patient. 

En plus de la fouille, l’administration d’un tranquillisant, d’un contrôle régulier du pouls, d’une auscultation de l’abdomen le vétérinaire aura tendance dans ce cas à prélever un peu de liquide péritonéal (liquide se situant dans l'abdomen). Celui ci grâce aux lactates nous donnera déjà une idée du pronostique du patient. Chez le cheval celle ci doivent être physiologiquement inférieur à 2. Les lactates indiquent si oui ou non une partie du système digestif est en train de nécrosé. Des études réalisées aux états unis ont montré que si les lactates étaient comprises entre 12 et 16, l’état du cheval est très critiques et ses chances de survies assez minces. Au delà de 16 il est déjà trop tard, et la chirurgie ne sauverai plus le cheval. 


5) La torsion du colon ou petit intestin (ou intestin grêle) 

Le colon se tord sur lui-même, se vrillant à 180°. Les vaisseaux sanguins qui l’irriguent, sont alors complètement comprimés et le sang ne peut plus circuler et le ou les segments se nécrose progressivement. C’est une colique chirurgicale et une urgence absolue. Le cheval peut mourir en quelques heures.

Le cheval souffre généralement beaucoup. Il transpire et se roule beaucoup. Si l’intervention est faite assez rapidement, le colon peut être sauvé grâce à une simple remise en place du colon dans l’abdomen. Dans le cas contraire la partie dévitalisée devra être retirée. 

La torsion complète du colon arrive fort heureusement assez rarement, elle fait partie des causes de colique les plus graves et les plus douloureuses pour le cheval. Le pronostique est souvent réserver. 

La torsion du petit intestin est plus fréquente, en raison de sa longueur. Chez les étalon il peut également produire une hernie inguinale (le petit intestin viendrait s’insérer dans le canal inguinal). Le testicule serait alors dur et froid. Cela arrive souvent après un gros effort ou un parcourt de saut d’obstacle. 


Ce qui est important a retenir: 

Connaître son cheval ou ses antécédents pour repérer au plus vite les signes de colique. Le cheval transpire mais n’a pas de température élevée, se roule, se couche, se jette contre les murs si la douleur est extrême. 

L’origine des coliques peut être du à la génétique, l’anatomie interne particulière comme chez les très grands chevaux, le stress, ou pour les cas de bouchons une injection trop rapide de paille ou de foin. 

La première chose a faire est de ne pas s’affoler, restez calme et la meilleure des réactions. Marchez le cheval et ne le laissez pas se rouler. Une injection de Calmagine (anti spasmodique) peut aider à faire passer une petite douleur. Si cela ne passe pas il est plus sage d’appeler le vétérinaire afin qu’il fasse des examens complémentaires (huile de paraffine, échographie…) 

Veuillez noter que les poneys sont assez résistants à la douleur, et que très souvent quand on observe des signes de colique c’est déjà presque trop tard. 

Le temps est un facteur important, réagissez au plus vite sans trop vous laissez influencer par votre entourage. 

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