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22.04.17

Des textes sacrés à l'élevage mulassier, la belle histoire de Charlotte

Charlotte Touati, une jeune Neuchâteloise de 34 ans, philologue de formation, raconte sa reconversion vers l'agriculture à Femina.ch. De retour d'Ethiopie où, de monastère en monastère, elle a traduit pendant deux longues années des textes sacrés, elle a ressenti le besoin de lever le nez des écritures afin de se reconnecter au vivant. 

 

Très jeune déjà, sur la route des voyages effectués avec ses parents, cette fille surdouée se passionnait pour les textes anciens tracés dans d'étranges écritures. Encouragée par les siens, elle poursuivra donc des études universitaires en se penchant sur les manuscrits des textes religieux originels.

 

L'appel de la terre

Mais ce faisant, la chercheuse se coupe de ses joies de petite fille : les animaux, la nature, les choses simples.Tout au fond d'elle même, elle se sent une âme d'artisane liée à la terre.

C'est pourquoi, de retour d'Afrique, elle ressent le besoin de se tourner vers une activité de plus concrète. Elle met à profit un savoir-faire appris en Afrique : la fabrication de papier et des pigments à l'aide d'ingrédients trouvés dans la nature. Mais cela ne lui suffit pas : « Comme j’ai toujours été engagée au niveau environnemental et que pour moi il n’y a qu’un seul vrai métier, celui de la terre, j’ai pensé à l’agriculture ».

 

Victoire, la jument mulassière

Après de nombreux stages, au cours desquels elle approche la traction animale, Charlotte sait qu'elle a trouvé-là sa voie véritable. Si bien qu'en fin 2015, elle se sent prête à relever le défi et part dans le marais poitevin, en France, afin de trouver une jument mulassière, une race en voie de disparition.

Elle a derriere la tête un projet très cohérent  : le travail de la terre et l'élevage mulassier qui permettra de contribuer à la sauvegarde de la race tout en donnant vie à des mules destinées au labour.

C'est Victoire, une superbe jument de 900kg pour 180 cm, qui lui tape véritablement dans l'œil. La force tranquille incarnée, dira-t-elle. Une belle relation s'installe entre la jeune femme et sa nouvelle venue. « Travailler avec elle m’a révélée. Le cheval est un miroir. On ne peut pas tricher. » confiera-t-elle à Femina.ch.

Mais pour débuter son élevage, il lui faut un âne, car c'est ainsi que se conçoivent les mules . Et quelques mois plus tard, arrive Castor, un très beau spécimen d'âne du Poitou.  Par bonheur, la rencontre entre les deux équidés se passe à merveille. 

Photo site facebook Ch.T.

 

Labours à Colombier 

Charlotte qui ne dispose pas de terrain pour monter son domaine agricole, propose alors ses services aux agriculteurs de la région de Colombier(NE)  Certains sont plutôt sceptiques.... Une intellectuelle qui veut jouer à la paysanne ? Et puis, il faut beaucoup de force pour manier la charrue ! Mais ils se rendent vite compte que Charlotte a du savoir-faire et de la détermination. 

 

Départ dans le Sud

Après avoir rencontré son futur mari, un vigneron bio rencontré dans un domaine où elle a travaillé avec Victoire, Charlotte avait toujours en tête son projet d'élevage de mules poitevines. Mais pour cela, il faut des terres. Or, il est quasiment impossible, si l'on n'est pas fils d'agriculteur de pouvoir acquérir un domaine en Suisse. Alors, le jeune couple s'est expatrié, et depuis peu, les voici installés, avec Victoire et Castor, sur un petit domaine situé dans le Sud de la France. 

Les choses sérieuses vont pouvoir commencer entre les équidés et, en attendant, le terrain est préparé en vue de maraîchage. Par ailleurs, n'ayant pas oublié son attrait pour l'artisanat, Charlotte prévoit de recommencer à donner des stages de fabrication de papier et de pigments naturels.

Désormais totalement connectée à la Terre, Charlotte en révèle les richesses et vit pleinement ses aspirations. Laissons les derniers mots à la jeune femme :

« Tout ce que je sais, c’est qu’aujourd’hui, alors que je n’étudie plus les manuscrits anciens, je suis plus que jamais dans le sacré. »

 

MBD/www.equinet.ch



Plus d'infos:http://www.femina.ch/societe/temoignages/philologue-ai-tout-lache-revenir-a-la-terre-ethiopie-suisse-france-agricultrice
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